Des centaines de scientifiques affirment que le virus du PCC se propage dans l’air et demandent à l’OMS de réviser ses recommandations

Par Isabel van Brugen
7 juillet 2020
Mis à jour: 7 juillet 2020

Un groupe de scientifiques internationaux qui affirment qu’il existe des preuves que le virus du PCC* peut être transmis par voie aérienne ont demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de réviser ses recommandations sur le virus, qui est à l’origine de la maladie respiratoire Covid-19.

Selon l’OMS, le virus du PCC (virus du Parti communiste chinois), également nommé le nouveau coronavirus, se transmet principalement de personne à personne par de petites gouttelettes qui proviennent du nez ou de la bouche et qui sont expulsées lorsqu’une personne atteinte du Covid-19 tousse, éternue ou parle.

Dans la dernière mise à jour de l’agence sur le virus qui est apparu pour la première fois à Wuhan, en Chine, l’année dernière, l’organisme sanitaire des Nations unies a déclaré que le virus ne peut être transmis par voie aérienne qu’après des procédures médicales telles que l’intubation qui produisent des aérosols ou des gouttelettes de moins de 5 microns – cinq millionièmes de mètre.

Selon le New York Times, 239 scientifiques de 32 pays ont rédigé une lettre ouverte à l’agence des Nations unies, présentant des preuves que des particules plus petites présentes dans l’air peuvent infecter les gens. Les chercheurs ont demandé à l’OMS de reconnaître que cette maladie peut se propager par voie aérienne et prévoient de publier cette lettre dans la revue Clinical Infectious Diseases cette semaine.

Les chercheurs, qui comptent parmi eux des scientifiques qui ont participé à l’élaboration des recommandations de l’agence, affirment que la transmission aérienne du Covid-19 n’est pas répertoriée par l’OMS. Ils estiment que l’OMS a minimisé le risque de propagation de la maladie par voie aérienne.

Linsey Marr, spécialiste de la transmission des virus par voie aérienne chez Virginia Tech et cosignataire de la lettre, a déclaré au New York Times que l’OMS s’était jusqu’à présent appuyée sur des études réalisées dans des hôpitaux où la circulation de l’air était bonne et qui permettaient de diminuer la concentration de virus, ce qui revient à sous-estimer le risque de transmission par voie aérienne.

Le « taux de renouvellement de l’air » de la plupart des bâtiments est généralement beaucoup plus faible, a expliqué Mme Marr, « ce qui permet au virus de se concentrer dans l’air et de présenter un risque plus important ».

Mme Marr a fait remarquer que l’agence s’appuie également sur une définition datée de la transmission aérienne.

Qu’il soit transporté par de grosses gouttelettes qui se déplacent dans l’air après un éternuement, ou par des gouttelettes expirées beaucoup plus petites qui peuvent flotter dans une pièce, le virus du PCC est transmis par l’air et peut infecter des personnes lorsqu’il est inhalé, ont déclaré les scientifiques.

Les conclusions peuvent signifier que des personnes peuvent être obligées de porter des masques lorsqu’elles sont à l’intérieur, même dans des environnements où des mesures de distanciation sociale sont appliquées. Cela pourrait être le cas notamment dans les lieux très fréquentés et mal ventilés.

Les chercheurs ont déclaré à la presse que le comité de prévention et de contrôle des infections de l’OMS, en particulier, est limité par une vision rigide et trop médicalisée des preuves scientifiques. Ils ont fait remarquer que le comité fait preuve de lenteur et d’aversion au risque dans la mise à jour de ses orientations.

Cependant, l’agence sanitaire maintient toujours que les preuves de la transmission du virus par voie aérienne sont peu convaincantes.

« Au cours des deux derniers mois en particulier, nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous considérions la transmission par voie aérienne comme possible, mais certainement pas étayée par des preuves solides ou même claires », a déclaré le Dr Benedetta Allegranzi, responsable technique de l’OMS pour la prévention et le contrôle des infections, au New York Times.

L’OMS a précédemment rejeté les allégations selon lesquelles le virus est transmis par voie aérienne en réponse à une étude rédigée par des chercheurs du Centre médical de l’université du Nebraska (UNMC), de l’Institut national de recherche stratégique de l’université du Nebraska, et d’autres. L’étude, publiée le 29 mars, a analysé des échantillons d’air prélevés dans des chambres de patients atteints du virus du PCC et a trouvé « des niveaux élevés de contamination par le virus ».

Bien que les chercheurs aient souligné que leurs conclusions ne prouvent pas que le virus se propage « par voie aérienne », ils ont déclaré que leurs observations indiquaient que la maladie pouvait se propager par contact direct (gouttelettes et personne à personne) ainsi qu’indirect (objets contaminés et transmission par voie aérienne).

« Le virus qui provoque le Covid-19 se transmet principalement par les gouttelettes générées lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou parle », a écrit l’OMS sur Twitter au mois de mars. « Ces gouttelettes sont trop lourdes pour être suspendues dans l’air. Elles tombent rapidement sur les sols ou les surfaces. »

« Pour vous protéger, gardez au moins un mètre de distance avec toute autre personne et désinfectez les surfaces qui sont fréquemment touchées. Nettoyez-vous régulièrement les mains minutieusement et évitez de vous toucher les yeux, la bouche et le nez », a-t-elle ajouté.

* Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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