Des groupes de lutte contre le prélèvement forcé d’organes organisent un sommet mondial

Par Frank Yue
6 septembre 2021
Mis à jour: 6 septembre 2021

Cinq organisations non gouvernementales (ONG) prévoient des séminaires en ligne consacrés à la lutte contre les transplantations d’organes de détenus non consentants, principalement des pratiquants de Falun Gong, lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra au mois de septembre.

Le Sommet mondial sur la prévention et la lutte contre le prélèvement forcé d’organes organise six séminaires en ligne pendant deux week-ends consécutifs. La première session commencera le 17 septembre. Les débats aborderont la question du point de vue de la médecine, du droit, des droits de l’homme, de la politique, des médias et de l’impact social.

Trente-cinq intervenants sont attendus, parmi lesquels des experts médicaux et juridiques, des professeurs, des conseillers et des journalistes de 19 pays de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie de l’Est.

Les organisateurs affichent sur leur site web que leur objectif est de « fournir à la communauté internationale et mondiale des conclusions et des évaluations objectives sur le prélèvement forcé d’organes sur des personnes vivantes et non consentantes ».

« Depuis plus de deux décennies, le Parti communiste chinois a mobilisé l’ensemble de l’appareil d’État pour monnayer les corps des personnes jugées indésirables et transformer les professionnels de la santé en bourreaux », indique le site web. Les organisateurs affirment que les principales victimes sont des pratiquants de Falun Gong, incarcérés comme prisonniers de conscience et « tués sur demande pour leurs organes ».

L’initiateur principal de l’événement est Doctors Against Forced Organ Harvesting (médecins contre le prélèvement forcé d’organes). Les quatre autres co-organisateurs sont CAP Freedom of Conscience (CAP liberté de conscience) en Europe, Transplant Tourism Research Association (Association de recherche sur le tourisme de transplantation) au Japon, Korea Association for Ethical Organ Transplants (association coréenne pour les transplantations d’organes éthiques) et Taïwan Association for International Care of Organ Transplants (Association taïwanaise pour les traitements internationaux de transplantation d’organes).

L’Organisation mondiale chargée d’enquêter sur la persécution du Falun Gong est une organisation à but non lucratif basée à New York qui a rassemblé des données sur les prélèvements d’organes en Chine. Sa page Web présente un grand nombre de preuves de première main – enregistrements téléphoniques, tableaux et rapports – concernant cette pratique généralisée et clandestine.

Le prélèvement d’organes vivants reste un sujet tabou en Chine. Le 20 avril 2006, les dénonciateurs Annie et Peter (noms fictifs) ont présenté leurs révélations lors d’une conférence de presse à Washington.

Les dénonciateurs Annie et Peter lors d’une conférence de presse à Washington, D.C., le 20 avril 2006. Ils ont ainsi témoigné pour la première fois publiquement à propos des atrocités commises en Chine à grande échelle concernant les prélèvements d’organes. (Epoch Times)

Annie a déclaré que son ex-mari, neurochirurgien à l’hôpital provincial des thromboses de Liaoning, prélevait des cornées sur des pratiquants de Falun Gong vivants et que les corps des victimes étaient jetés dans des incinérateurs après l’opération, parfois alors qu’ils étaient encore vivants. Peter, un ancien journaliste chinois, a donné des détails sur un centre de détention situé à Sujiatun où des organes étaient prélevés sur des pratiquants de Falun Gong vivants.

Le 2 octobre 2016, un lanceur d’alerte, utilisant son vrai nom, Lu Shuheng, s’est exprimé sur la station de radio en langue chinoise Sound of Hope. Il a déclaré que sa parente, Zhou Qing, directrice de l’hôpital Wanping de Shanghai, était impliquée dans des prélèvements d’organes forcés en Chine.

Lu Shuheng a déclaré qu’il avait appris les détails de cette pratique illégale lors de discussions avec elle et son mari Mao Shuping, une ancienne personnalité puissante du système pénitentiaire local, au cours d’un voyage en Chine, son pays d’origine, en 2002.

Les détails fournis par Lu Shuheng n’ont été publiés pour sa sécurité que quatre ans plus tard, le 29 décembre 2020.

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