Des indicateurs de l’autisme

12 avril 2015
Mis à jour: 27 octobre 2016

Les troubles du spectre autistique englobent les troubles du développement neurologique pouvant affecter entre autres fonctions, la pensée, les sensations, la communication, la parole et le comportement social. Au cours des dernières années, un groupe d’experts et de chercheurs de l’université du Kansas a obtenu des avancées significatives, au service des personnes atteintes de troubles du développement du langage cognitif. Voici quelques-unes de leurs découvertes.

La signature vocale

Le nouveau logiciel d’analyse du contexte linguistique (LENA en anglais) est capable d’étiqueter et d’analyser automatiquement les vocalises des nourrissons et des enfants à partir d’enregistrements, et permet de différencier avec une précision de 86% leurs développements de celui des enfants normaux. Le programme est également en mesure de distinguer des enfants en développement d’enfants autistes, et d’enfants avec un retard de langage.

Dans un mail, Steven F. Warren, Ph.D, directeur du département de recherche des sciences du comportement de l’université du Kansas, expliquait : « L’autisme possède une signature vocale unique ». Et de poursuivre : « Il nous est encore aujourd’hui difficile de savoir à partir de quel moment cette signature vocale peut servir à l’identification d’enfants « susceptibles » de présenter des traits autistiques ou de les développer ».

Pour Warren, l’absence de technologie de mesure dans le passé a retardé les possibles avancées dans les études de cas.

Pourtant, concède Warren, « la signature vocale toute seule n’est pas synonyme d’autisme. Elle permet toutefois, tôt dans la vie de l’enfant, de savoir s’il doit être soumis, ou non, à une évaluation complète ».

Warren est convaincu que c’est une forme moins coûteuse de collecte et d’analyses de données, inimaginables dans la recherche linguistique, qui peut impacter de manière significative le dépistage, l’évaluation, le traitement de l’autisme et des sciences du comportement en général.

Des applications Ipad au secours des enfants

Kathy Thiemann-Bourque, professeur adjointe de l’université du Kansas, conduira le projet des enfants de la ville de Kansas (Juniper Gardens), grâce à une étude de quatre ans sur « la communication des enfants d’âge préscolaire qui apprennent à utiliser une communication alternative et améliorée (AAC CI-PAAC) ». L’étude est financée par une subvention de l’Institut national de surdité et des divers troubles de la communication, à hauteur de 1,2 million de dollars.

Cette application vocale pour iPad servira de dispositif générateur de paroles programmées pour les besoins spécifiques de chaque enfant. L’application affiche des images et des photos prises à la maison ou à l’école, sur lesquelles l’enfant s’appuie pour exprimer ses désirs, ses besoins, ou pour saluer les autres, faire des remarques et communiquer.

Dans son communiqué de presse, Thiemann-Bourque précisait : « Beaucoup de jeunes enfants atteints d’autisme ont des besoins de communication complexes, mais ils ne développent pas de parole fonctionnelle. Une communication alternative et améliorée (AAC en anglais) leur permettrait de communiquer de façon indépendante. Toutefois dans la plupart des études qui signalent des succès de communication, c’est toujours avec des adultes, et non avec les pairs des enfants ».

L’Échelle de Complexité de Communications

L’échelle de Complexité de Communications (CCS en anglais) est un outil utilisé par les chercheurs pour mesurer le développement de la communication des enfants et des adultes handicapés, comme les troubles du spectre autistique, la surdicécité et la paralysie cérébrale.

Dans son communiqué de presse, Nancy Brady, chercheuse à l’université du Kansas, fait l’analyse suivante : « Il est malaisé de saisir la communication d’individus souffrant de déficience intellectuelle et de graves troubles de développement, parce qu’ils communiquent souvent par des moyens difficilement reconnaissables, même pour des cliniciens ». Nancy Brady a ouvert la voie de l’évaluation des communications et de l’intervention pour les enfants sourds et non-voyants.

Les indicateurs salivaires et pupillaires

Des chercheurs de l’université du Kansas ont découvert auprès de leurs élèves que plus le diamètre pupillaire au repos de l’élève était grand, que ses niveaux d’enzyme salivaire étaient bas, avec la présence de neurotransmetteurs (noradrénaline), plus l’enfant était atteint d’autisme.

Selon John Colombo, professeur de psychologie et directeur de l’Institut Life Span (Espérance de vie) de l’université du Kansas, les niveaux d’enzyme amylase-alpha retrouvés dans la salive (sAA en anglais) des enfants en développement fluctuent graduellement, en augmentant et en retombant au cours de la journée.

« Autrement dit, le système nerveux autonome des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) est toujours au même niveau », déclarait Christa Anderson, chercheur assistant à l’université du Kansas, dans un communiqué de presse. « Ils sont en surrégime ».

 

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