[Vidéo] Des intrus armés de marteaux attaquent l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong

Par Frank Fang
12 avril 2021
Mis à jour: 13 avril 2021

Quatre intrus ont fait irruption dans l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong aux premières heures du 12 avril et ont endommagé des ordinateurs et du matériel d’impression. Cette attaque serait le dernier effort en date du Parti communiste chinois (PCC) pour réduire Epoch Times au silence.

Lors d’une attaque contre le même établissement en novembre 2019, quatre hommes masqués ont mis le feu à deux presses d’imprimerie. Les auteurs de l’incendie criminel sont toujours en fuite.

Cheryl Ng, porte-parole de l’édition de Hong Kong, a déclaré que cette intrusion était caractéristique du PCC et qu’elle avait pour but de réduire au silence un organe indépendant en l’empêchant de rendre compte de certains sujets que le régime communiste rend tabous.

Cheryl Ng a condamné l’attaque et a déclaré qu’il s’agissait d’un crime contre la liberté d’expression à Hong Kong.

Epoch Times, l’un des rares médias indépendants de Hong Kong, est connu pour sa couverture non censurée de la Chine, qui porte notamment sur les luttes politiques intestines au sein du PCC, des violations des droits de l’homme commises par le régime à l’encontre des minorités ethniques et des groupes religieux, ainsi que des opérations de propagande et d’influence de Pékin à l’étranger.

L’édition de Hong Kong a également assuré une couverture indépendante approfondie du mouvement pro-démocratie de la ville, qui a débuté en juin 2019 et qui s’est calmé en juillet de l’année dernière lorsque Pékin a imposé une loi draconienne sur la sécurité nationale à la ville dirigée par la Chine. Cette loi a encore réduit l’autonomie décroissante de Hong Kong, en particulier la liberté de la presse.

Une capture d’écran de la vidéo de surveillance montre des intrus vêtus de noir utilisant des masses pour endommager le matériel d’impression dans l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong, le 12 avril 2021. (Epoch Times)

Dans un communiqué, l’édition hongkongaise d’Epoch Times a condamné le PCC pour avoir créé une « terreur blanche » à Hong Kong, tout en appelant la communauté internationale à garder sous surveillance le degré de liberté d’expression à Hong Kong, assiégée par le régime communiste.

Intrusion

Vers 4 h 38 du matin, dimanche, une employée d’Epoch Times est retournée à l’imprimerie, où elle a repéré un homme d’une trentaine d’années qui discutait sur son téléphone portable, debout à proximité.

Deux des quatre intrus filmés par vidéosurveillance. (Epoch Times)

Lorsque l’employée a essayé de fermer la porte coulissante, l’homme s’est soudainement approché et s’est placé dans la porte, l’empêchant de se fermer.

L’homme a alors interrogé l’employée avec colère, lui demandant de demander à M. Chu de sortir et de le rencontrer. L’employée a répondu que cette personne n’existait pas, mais l’homme a refusé de partir.

Tout à coup, trois autres hommes sont apparus et sont entrés dans l’imprimerie. Deux d’entre eux portaient des marteaux de forgeron, et l’un d’eux portait un sac en plastique avec un couteau à l’intérieur.

Ils ont crié à un autre employé de l’imprimerie : « Va-t-en, va-t-en. Ce ne sont pas tes affaires. Va-t’en. Ne me force pas à faire quoi que ce soit. »

Des débris de construction ont été jetés sur les machines dans l’imprimerie d’Epoch Times à Hong Kong, le 12 avril 2021. (Adrian Yu/The Epoch Times)

Après avoir fait irruption, les hommes ont commencé à briser les machines à coups de masse. Parmi les objets endommagés, on trouve le panneau de commande central des rotatives et plusieurs ordinateurs. L’un des hommes a également jeté des débris de construction sur les machines.

L’intrusion, qui a duré deux minutes, a été filmée. Les quatre hommes portaient des masques. Ils ont volé un ordinateur et ont pris la fuite dans une camionnette blanche.

Le personnel de l’imprimerie a alors appelé la police, qui est arrivée peu après.

Un ordinateur endommagé. (Adrian Yu/The Epoch Times)

L’imprimerie, créée en février 2006, a déjà été attaquée à quatre reprises.

En février 2006, des voyous s’y sont introduits et ont endommagé le matériel d’impression nouvellement acheté.

En octobre 2012, des voyous ont tenté de s’introduire dans l’imprimerie mais n’ont pas réussi à défoncer le portail. En décembre 2012, sept hommes, équipés de plusieurs boîtes à outils, sont apparus et ont commencé à tenter de forcer le portail. Ils ont pris la fuite après que la police a été appelée.

L’incendie criminel, qui s’est produit le 19 novembre 2019, a entraîné des dommages estimés à plus de 40 000 dollars. Ce jour-là, quatre individus vêtus de noir, dans une tentative apparente de se déguiser en manifestants pro-démocratie à Hong Kong, ont allumé un feu qui a provoqué l’activation du système d’arrosage de l’entrepôt.

Plusieurs sénateurs américains, des groupes de défense des droits tels que Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes et le Club des correspondants étrangers de Hong Kong ont tous dénoncé cet incendie criminel.

Mme Ng a déclaré que l’édition hongkongaise d’Epoch Times ne cédera pas aux menaces violentes. Les équipements endommagés sont en cours de réparation, et Mme Ng espère que la police de Hong Kong résoudra l’affaire et traduira les quatre hommes en justice.

Elle a exhorté les Hongkongais à continuer de soutenir le journal.

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