Des sacs poubelles utilisés comme surblouses par le personnel hospitalier pour pallier la pénurie

Par Laurent Gey - Epoch Times
9 avril 2020
Mis à jour: 9 avril 2020

Aux grands maux, les grands moyens. Devant la pénurie de protections médicales fournies par l’État, les Français inventent les moyens de se protéger eux-mêmes du coronavirus. Plusieurs petites entreprises proposent au personnel hospitalier de leur fabriquer des surblouses avec des sacs poubelles et des tutos circulent dans les hôpitaux. Plusieurs initiatives qui répondent au besoin urgent des infirmiers en matériel de protection.

Les hôpitaux du Grand-Est ont fait appel à la PME Schweitzer de Meurthe-et-Moselle, pour lui livrer 400.000 kits de protection en polyéthylène selon Ouest-France. Composée plastique ressemblant à des sacs-poubelle, la tenue complète conçue par la PME est également livrée avec deux surchaussures. L’entreprise, spécialisée dans la production de sacs en polyéthylène (plastique alimentaire), a rapidement répondu à la demande de l’hôpital. Selon la direction, la création des tenues devrait se faire 24h/24 et 7 jours sur 7.

À Lyon , la direction des HCL (hospices civils de Lyon) explique à France 3 Régions qu’après avoir sollicité de nombreux acteurs pour se fournir en matériel (masques, gants, blouses et surblouses) a été obligé de donner comme consignes données la « récupération, lavage et remise en circulation des tabliers à usage unique. Merci d’être vigilants à ne pas déchirer le lacet dans le dos. Des consignes seront données, sur chaque groupement, pour le circuit de récupération de ces équipements », avant d’aller plus loin en mettant en lien un tutoriel pour la « fabrication de tabliers à partir de sacs poubelles transparents de 110 L ».

À Reims, c’est l’atelier « Agathe Vous Gâte » qui a été retenu pour la production de surblouses à destination des hôpitaux du Grand Est à partir de sacs-poubelles thermocollés. Déjà soutenue par le Grand Reims, par la mairie et le CHU de la ville, la gérante Agathe Lefeuvre est toujours dans l’attente de l’appui de sponsors et de groupes industriels.

Deux sacs-poubelles, du papier sulfurisé, une paire de ciseaux, un fer à repasser et le tour est joué explique l’Union. Le procédé simple en apparence a été conceptualisé par l’ingénieure et responsable de l’atelier de huit salariés. En guise de matière première, Agathe Lefeuvre a récupéré les sacs transparents distribués par le Grand Reims pour la collecte de déchets recyclables.

RECOMMANDÉ