Une deuxième vague d’éclosion du virus se propage dans le sud de la Chine

Par Nicole Hao
5 mai 2020
Mis à jour: 5 mai 2020

Ces derniers jours, plus de dix cas de porteurs asymptomatiques du virus du PCC* ont été signalés dans un district de la ville de Guangzhou, située dans le sud de la Chine.

De nouveaux cas en provenance du Guangzhou ont également été signalés dans une province voisine ainsi qu’à la ville voisine de Shenzhen, suggérant que la deuxième vague de l’épidémie se propagerait davantage dans le sud de la Chine.

Fin avril, plus de 100 nouvelles infections ont été signalées dans le Guangzhou, dont des dizaines parmi les enseignants et les étudiants de Shenzhen.

Au cours de la même période, des habitants du Heilongjiang, située dans le nord-est de la Chine, ont déclaré au journal Epoch Times que d’autres villes de la province vivaient également des éclosions. Or, ce n’est que récemment que les autorités ont annoncé de nouvelles infections dans les villes de Harbin et de Mudanjiang.

À Wuhan, la ville du centre de la Chine où le virus du PCC (Parti communiste chinois) – communément appelé nouveau coronavirus – est apparu, les habitants n’ont pas pu profiter des cinq jours du long week-end de la fête du travail (1er au 5 mai en Chine). Des vidéos sur les médias sociaux ont montré de longues files d’attente devant les hôpitaux. Avant de voyager pour visiter une autre ville, les habitants de Wuhan doivent être testés négatifs au test d’acide nucléique du virus.

Le Guangzhou

Le 3 mai, la commission municipale de santé du Guangzhou a signalé un nouveau porteur asymptomatique dans le district de Zengcheng. Il s’agit de la dixième infection officiellement signalée dans le district. En avril, d’autres districts de cette métropole en pleine effervescence ont également signalé de nouveaux foyers.

La commission avait précédemment affirmé qu’à Zengcheng, la première personne infectée de la deuxième vague d’éclosion avait été diagnostiquée le 26 avril.

Le 27 avril, la commission a annoncé qu’une femme de 24 ans de la ville de Xintang, du district de Zengcheng, était l’un des porteurs asymptomatiques nouvellement diagnostiqués.

Cette dernière aurait été testée positive au test d’acide nucléique à l’hôpital Nanfang de Zengcheng, bien que les autorités n’aient pas expliqué pourquoi la femme s’est rendue à l’hôpital alors qu’elle ne ressentait aucun symptôme.

Le 28 avril, la commission a signalé sept autres porteurs asymptomatiques. Cinq d’entre eux sont des membres de la famille de la jeune femme. Un autre est son collègue.

Par la suite, les 1er et 2 mai, la commission a signalé d’autres porteurs asymptomatiques dans la ville de Xintang. Elle a noté que ces personnes étaient des contacts proches de personnes déjà diagnostiquées, sans préciser lesquels.

Des élèves font la file pour passer un test de dépistage du virus du PCC dans un collège de Guangzhou, en Chine, le 21 avril 2020. (STR/AFP via Getty Images)

Toutefois, les données des régions voisines suggèrent que l’éclosion du virus à Zengcheng pourrait être antérieure à ces dix cas.

Le 29 avril, les fonctionnaires de la ville de Shenzhen ont signalé un patient confirmé, soit un homme de 29 ans qui est arrivé le 22 avril dans le district Bao’an, à Shenzhen, depuis Zengcheng. Ses symptômes seraient apparus au cours de la soirée du 24 avril. Son état s’est rapidement détérioré.

Le 26 avril, l’homme s’est rendu à l’hôpital populaire de Bao’an et a été testé positif à un test d’acide nucléique. Deux jours plus tard, il a été officiellement diagnostiqué. Actuellement, les autorités locales spécifient plusieurs critères – et non seulement le test d’acide nucléique – pour qu’un patient soit officiellement diagnostiqué covid-19 positif.

La province du Guangxi a également signalé un nouveau cas lié à Zengcheng. Du 12 au 26 avril, Xu Wanjie et son épouse ont visité Zengcheng et y ont séjourné dans un hôtel. Le 28 avril, lorsqu’ils sont rentrés à la maison dans la province de Guangxi, après avoir assisté à une grande réception funéraire, où étaient également présentes au moins 35 familles, et visité plusieurs régions, la police de Guangzhou leur a téléphoné.

La police leur a dit que certains clients diagnostiqués positifs au virus avaient séjourné dans le même hôtel. Le couple et des centaines de leurs proches doivent maintenant être placés en quarantaine.

Bien que la police de Guangzhou ait parlé de cas diagnostiqués à Zengcheng, les autorités n’ont officiellement signalé  aucun patient présentant des symptômes dans ce district au cours de cette période.

Les autorités de Guangzhou ont antérieurement rapporté des données incohérentes.

Les chauffeurs de taxi font la queue pour subir un test de dépistage d’acide nucléique du virus du PCC à Guangzhou, en Chine, le 20 avril 2020. (STR/AFP via Getty Images)

Le Heilongjiang

Dans la province de Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine, les chiffres officiels ne font état d’aucune nouvelle infection dans la ville de Jiamusi. Cependant, la population locale a décrit une situation différente.

Mme Zhang vit dans le quartier de Zhixing, dans le district de Xiangyang, à Jiamusi. Le 4 mai, elle a déclaré : « [Les autorités] construisent des murs pour isoler chaque bâtiment du quartier. » Elle a ajouté que certains complexes résidentiels du district voisin de Qianjin étaient également verrouillés.

Mme Zhang s’est plainte que les autorités locales n’ont pas expliqué s’il y avait de nouveaux cas diagnostiqués ou des porteurs asymptomatiques, mais avant d’entrer ou de sortir de leur complexe, les résidents sont tenus de faire prendre leur température corporelle et de scanner le code de santé de leur application mobile.

M. Li, un autre résident de Jiamusi, a déclaré à Epoch Times : « Aux points de contrôle de notre complexe résidentiel, les agents de sécurité nous ont dit de rester à la maison parce que l’épidémie est très grave. Certains hôtels sont utilisés comme centres de quarantaine. »

Le 29 avril, les autorités de Jiamusi a ordonné à la ville « de prendre des mesures extraordinaires pour garantir l’absence d’infections dans les hôpitaux », sans donner plus de détails.

Le personnel médical travaille sur les tests d’acide nucléique dans le cadre des mesures de lutte contre la pandémie du virus du PCC, dans un centre de services de santé à Suifenhe, dans la province du Heilongjiang, au nord-est de la Chine, le 24 avril 2020. (STR/AFP via Getty Images)

Dans la province du Heilongjiang, la capitale Harbin fait également face à une deuxième vague d’épidémie. Les autorités ont admis avoir constaté des foyers d’infection dans deux grands hôpitaux de la ville ainsi que dans des quartiers du district de Daowai.

La ville de Mudanjiang, qui est à la frontière de la Russie, a également signalé des éclosions à l’intérieur des hôpitaux et a pris des mesures strictes pour contenir la propagation du virus, selon des documents obtenus par Epoch Times ayant fait l’objet d’une fuite.

* Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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