Pour un diacre catholique, Shen Yun est « une parole de paix »

Pour un diacre catholique, Shen Yun est « une parole de paix »

Monsieur Bruno Le Floc’h, diacre au service de la paroisse Saint-Yves-de-la-Côte-Sauvage (Le Pouliguen), a assisté à la première de Shen Yun à la Cité des Congrès de Nantes le 15 février 2019. (NTD Television)

16 février 2019

NANTES – Ce vendredi 15 février, à Nantes comme dans une grande partie de la France une agréable atmosphère de printemps avant l’heure a égayé la fin de la semaine. Mais dans la capitale historique de la Bretagne, cette sensation a été singulièrement renforcée par un phénomène climatique unique : l’explosion de couleurs du spectacle de danse classique chinoise Shen Yun.

En tournée mondiale dans plus de cent villes et après sa première escale à Paris au mois de janvier, la compagnie était attendue avec impatience par le public nantais : depuis près de 3 mois, les billetteries affichent complet et c’est dans une salle pleine à craquer que Shen Yun a offert la première de ces trois représentations.

Parmi les spectateurs, Monsieur Bruno Le Floc’h, diacre permanent, très impliqué dans sa paroisse Saint-Yves-de-la-Côte-Sauvage (Le Pouliguen), a partagé ses impressions après avoir découvert la culture traditionnelle chinoise. Et bien sûr, la spiritualité de celle-ci l’a beaucoup marqué.

« Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir en Bretagne un spectacle d’une telle qualité », commence-t-il. « Je suis venu avec mon épouse et quelques membres de ma famille et je suis très heureux de cette découverte qui est à la fois culturelle et en même temps spirituelle. »

Impressionné par la diversité des récits retraçant le chemin vers « les racines qui ont fait vivre la civilisation chinoise » et qui ont « une tonalité qui vous permet d’aller dans toutes les contrées, dans toutes les cultures« , M. Le Floc’h a surtout remarqué une « connexion avec le divin, qui me fait penser à une phrase de Malraux qui disait que le vingt-et-unième siècle serait spirituel ou ne serait pas. »

Les différentes scènes du spectacle rappellent effectivement les fondements mythologiques de la civilisation chinoise, qui a toujours maintenu son lien avec le ciel.  Ce lien, présenté comme déchiré par une modernité happée par le bien-être matériel, « s’exprime au travers d’un spectacle et qui nous rappelle ses racines essentielles. »

« La vie spirituelle est ce qui manque le plus à nos contemporains », considère le diacre, qui apprécie la légèreté avec laquelle le sujet est abordé : « J’aime beaucoup cette manière d’affirmer sans imposer, mais en proposant et en divulguant pour que de plus en plus de personnes connaissent aussi ce fond culturel. »

Une parole de paix

Ce que Shen Yun transmet, conclut M. Le Floch, « c’est une parole de paix, je pense que c’est un esprit de tolérance. Puis, en même temps, on sent qu’il y a là quelque chose qui est permanent qui n’est pas fait uniquement pour l’homme du passé mais qui est fait aussi pour l’homme d’aujourd’hui. »

« La compagnie transmet un message et signifie quelque chose de fort. Un message de paix, un message de vie spirituelle, un message aussi de l’au-delà. Un au-delà qui est essentiel et qui malheureusement manque à beaucoup d’entre nous. »

Conscient du fait que le spectacle Shen Yun se produit dans le monde entier mais pas en Chine, le régime communiste n’acceptant pas la liberté d’expression du spectacle, il conclut : « C’est une position courageuse,  j’imagine que Shen Yun ira [en Chine], un jour vraisemblablement cela sera possible, enfin je l’espère. »

 

Propos recueillis par NTD Television

Epoch Times considère Shen Yun Performing Arts comme l’un des évènements culturels les plus importants de notre temps et assure la couverture des réactions du public depuis la création de la compagnie en 2006.