Dordogne : Coquelicot, le coq de Saint-Pardoux-la-Rivière, chante trop fort pour ses voisins

Par Emmanuelle Bourdy
11 septembre 2020
Mis à jour: 11 septembre 2020

Coquelicot est un coq un peu trop bruyant, selon ses voisins !

Résidant à Saint-Pardoux-la-Rivière, Coquelicot est l’objet d’opposition entre ses propriétaire et ses voisins, rapporte France Bleu. Cohabitant dans un enclos avec 3 poules et 2 poussins, Coquelicot s’exerce au chant comme sa condition de gallinacé l’exige. Mais cela ne plaît pas aux voisins, venant de région parisienne et dont la résidence secondaire est accolée à la maison où vit ce jeune coq.

Si Coquelicot n’a que 3 ans et a toujours vécu sur ces terres, les querelles entre voisins, elles, datent de bien plus longtemps. Depuis plus de dix ans en effet, des litiges les opposent, le coq venant malencontreusement en ajouter un de plus. Coquelicot ne sait pas faire ses vocalises doucement, d’autant plus qu’une simple haie végétale doublée d’une cloison en polystyrène sépare les deux propriétés.

Pourtant, après l’audience de conciliation du 30 mars 2020, les propriétaires de Coquelicot avaient trouvé la solution, semblait-il. Ils enfermaient Coquelicot dans le poulailler avec les poules dès la tombée du jour et lui ouvraient la porte qu’à partir de 9 heures le matin, pour qu’il ne chante pas avant cet horaire, précise encore France Bleu.

Cela n’a visiblement pas calmé les voisins, qui, quelques jours après leur départ de leur résidence secondaire, ont envoyé une lettre recommandée à Cécile Vanier, la propriétaire du coq. Cette lettre était une convocation au tribunal de Périgueux, qui se tiendra le 23 novembre prochain.

De ce fait, Cécile Vanier a mis en ligne une pétition sur Facebook. Elle a par ailleurs décidé de contacter divers associations qui luttent pour défendre les coqs et autres animaux de la ferme, ajoute France Bleu. Celles-ci seront présentes lors de la convocation au tribunal de Périgueux. Quant au député Jean-Pierre Cubertafon, il a précisé qu’il se tiendrait informé de l’issue de cette affaire.

Le 30 janvier 2020, l’Assemblée nationale avait voté une loi protégeant le « patrimoine sensoriel des campagnes », à savoir les bruits et odeurs des zones rurales, dont le chant du coq. Reste donc à savoir si Coquelicot aura gain de cause et pourra finalement chanter librement.

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