Doubs : un couple condamné pour avoir torturé un adolescent soupçonné d’attouchements sur leur fille de 6 ans

Par Séraphin Parmentier
28 mai 2020
Mis à jour: 28 mai 2020

Jugés le mardi 26 mai 2020 pour avoir séquestré et torturé un jeune homme de 18 ans qu’ils soupçonnaient d’agression sexuelle sur une fillette, un homme, sa compagne et le frère de cette dernière ont écopé de peines de prison ferme.

Les faits remontent au mois de mai 2018. La petite fille de 6 ans d’un couple raconte à ses parents qu’un ami de la famille surnommé « tonton Fathi » et âgé de 18 ans à l’époque, s’est masturbé devant elle. Angélique et Gaël, les parents de la fillette, entrent dans une colère noire et décident de se faire justice eux-mêmes.

« On va lui péter les deux jambes, il va partir du bois dans un mauvais état », écrivait la mère de famille de 23 ans dans un message envoyé à son petit frère sur Snapchat.

Deux jours après, le couple organise un barbecue à son domicile de Grand-Charmont auquel il convie le jeune homme soupçonné de s’être livré à des actes sexuels devant la fillette.

Après lui avoir administré « deux, trois baffes », le couple, aidé du frère d’Angélique, le déshabille dans un bois situé à proximité avant de l’attacher à un arbre et de le rouer de coups avec un câble. Son corps sera également scarifié et aspergé de vodka pour être brûlé avec un briquet et d’autres sévices lui seront infligés.

« On va te tuer et te donner à manger aux cochons, on connaît une ferme pour ça », auraient déclaré les auteurs du guet-apens au moment des faits.

Après avoir été torturé, l’adolescent est laissé attaché à un arbre et abandonné. Le père de famille lui précise que la fillette va passer des examens gynécologiques et que si des traces d’attouchements sont constatées, ils reviendront le lendemain pour en finir avec lui.

« Porté par l’instinct de survie, l’homme blessé est parvenu à se défaire de ses liens », rapporte L’Est Républicain. Il errera nu dans la rue avant qu’un riverain ne lui vienne en aide.

Des peines de prison ferme prononcées

Le mardi 26 mai 2020, les trois protagonistes soupçonnés d’avoir torturé le jeune homme comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Montbéliard.

Pendant l’audience, la mère de famille a expliqué qu’elle ne « voulait pas de ces violences », mais qu’elle n’avait pas été en mesure de se contenir après que l’adolescent lui a avoué s’être masturbé devant sa fille.

« J’étais énervée, mais je n’avais pas l’intention de le frapper. C’est quand il m’a dit : ‘Je te jure, je n’ai pas touché à la petite, je me suis juste masturbé devant elle.’ que j’ai vu rouge. J’ai pris un câble et je l’ai tapé, tapé, tapé », a-t-elle déclaré selon les propos rapportés part L’Est Républicain.

Si la présidente du tribunal a déclaré « comprendre sa motivation », elle lui a rappelé qu’elle ne pouvait pas se faire justice elle-même.

« Vous avez voulu protéger vos enfants, mais le bilan, c’est que vous êtes en prison depuis 2 ans et qu’ils sont placés », a-t-elle souligné.

Le tribunal correctionnel de Montbéliard a finalement condamné le père de famille à six ans de prison ferme, tandis que son épouse a écopé de cinq ans de prison ferme. Le frère de cette dernière a pour sa part été condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis.

Le procureur de la République a indiqué que la plainte pour attouchements déposée par la famille de la petite fille avait fini par être classée sans suite, bien que le jeune homme victime du guet-apens ait toutefois été condamné pour des faits similaires dans une autre affaire en 2019.

 

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant. Il est différent des autres organisations médiatiques car nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsable envers notre public. Nous n’avons pas d’autres agendas que d’informer nos lecteurs et les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant nos principes de vérité et de tradition comme guide dans notre travail.

RECOMMANDÉ