Un échouage massif de couteaux envahit la plage de Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique)

Par Léonard Plantain
4 mai 2021
Mis à jour: 7 mai 2021

Depuis quelques jours, des millions couteaux (des coquillages bivalves) recouvrent le rivage de Saint-Brévin-les-Pins en Loire-Atlantique. Un spectacle étonnant offert aux promeneurs, surpris par leur grand nombre.

À Saint-Brévin-les-Pins, depuis toujours, les habitants ont à peu près tout vu s’échouer sur les 9 km de plages de la commune, que ce soit des arrivages massifs ou éparpillés, des containers, des seringues, des étoiles de mer, ou comme chaque début d’été des méduses, mais des couteaux, « jamais depuis 25 ans ! » a partagé un des habitants.

« C’est sans doute en centaines de millions, on marche dessus, ça tapisse le sol ! » a-t-il ajouté, étonné par ce tapis de sol de couteaux, aussi appelés solens, un mollusque bivalve de la famille des Solenoidea, a rapporté France 3 Régions.

Sur place, le spectacle se repend à perte de vue. À noter que les coquilles sont vides de toute chair, ce qui pour la mairie apparaît comme un soulagement. En effet, comme elles sont vides, « il n’y a pas de risque de mauvaises odeurs ou de risque sanitaire sur la plage », a précisé Jean-François Golhen, conseiller municipal.

La commune prévoit d’ailleurs de laisser ces coquillages fragiles repartir à la mer ou disparaître dans le sable. « C’est le cycle de la vie », a indiqué Jean-François Golhen. En attendant, les naturalistes s’interrogent sur cet échouage massif anormal, qui a commencé il y a quelques jours à la suite d’un coefficient de marée de 113.

Ces couteaux sont également d’une variété plus grosse que celle habituellement observée sur les côtes de la Manche ou de l’Atlantique. Selon les spécialistes, leur origine serait américaine. Ce serait donc « un débarquement en quelque sorte », a plaisanté Jean-François Golhen.

Pour Vincent Leroux, qui est guide nature, des échouages similaires auraient déjà été observés en Manche : « Il est plus grand que le couteau français, entre guillemets, au niveau de sa concentration dans le sable de l’estran, on peut parfois trouver 500 ou 600 individus au mètre carré, quand les couteaux européens s’ensablent à raison d’une dizaine au mètres carré », a-t-il précisé.

Quoiqu’il en soit, en attendant de pouvoir déterminer l’origine précise de ces coquillages et le chemin qu’ils ont parcouru pour arriver jusqu’à l’estuaire de la Loire, la commune a recommandé ne pas se promener pieds nus, car les couteaux sont tranchants comme des rasoirs ! Attention donc !

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