École musulmane en Savoie : le maire d’Albertville va faire appel

Par Epoch Times avec AFP
14 avril 2021
Mis à jour: 15 avril 2021

Le maire d’Albertville (Savoie), Frédéric Burnier-Frambore, va faire appel de la décision du tribunal administratif de Grenoble qui l’oblige à accorder un permis de construire pour une école musulmane.

« Nous n’avons pas encore fait appel, mais nous le ferons », a confirmé le 14 avril Frédéric Burnier-Framboret à France Bleu Pays de Savoie, qui s’oppose à ce projet d’école primaire porté par la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, et qui a fait réagir jusqu’au gouvernement.

Dans une décision du 6 avril, la justice administrative a annulé le refus du permis de construire, qui avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20 000 habitants. Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. « Je n’avais que le moyen de l’urbanisme pour contrer ce permis », a-t-il expliqué mercredi à France Bleu, « nous allons revoir notre copie ».« Au niveau national, il n’existe pas de règle qui permette au maire d’autoriser ou de refuser l’installation d’écoles », a-t-il rajouté.

La CIMG refuse de signer la charte des principes de l’islam de France

Dans une tribune au Figaro vendredi, M. Burnier-Framboret (sans étiquette) avait regretté être « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Le préfet de Savoie Pascal Bolot qui soutient le maire avait incité ce dernier à faire appel, jugeant ce projet « séparatiste ».

Dans le Dauphiné Libéré du 11 avril, M. Bolot a déclaré qu’« on ne peut pas, en France, tolérer des établissements où on tient école de contre-République, rappelant également que la CIMG a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France. Le gouvernement, en réponse à la situation d’Albertville, a fait adopter lundi un amendement de dernière minute au projet de loi sur le séparatisme pour permettre au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles hors contrat soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Mais pour que le texte soit applicable, « il faut qu’il soit voté, après il va passer par le conseil constitutionnel », précise le maire au média.

« Ce n’est pas une école turque ou religieuse »

« On n’a pas l’intention de faire une école communautariste, ou islamiste », a répondu sur France Bleu Pays de Savoie Engin Seller, le président de l’association Millî Görüs d’Albertville qui compte environ 300 membres, assurant n’avoir « rien à voir avec la Turquie ».

La section départementale du Rassemblement national a appelé à un rassemblement devant la mairie d’Albertville samedi matin.

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