[Édito] Une dernière pour la route ?

La 3eme dose de vaccin fait débat
Par La Rédaction
17 octobre 2021
Mis à jour: 17 octobre 2021

Les sceptiques ont mauvais goût. Depuis que la communauté scientifique a trouvé des éléments de preuve du scénario de fuite de laboratoire chinois pour le virus Covid-19, ils se pavanent en répétant: « On vous l’avait bien dit. »  Depuis que le passe sanitaire est devenu obligatoire alors que le gouvernement avait promis qu’il ne serait jamais mis en place, ils reprennent avec insistance : « On vous l’avait bien dit. » Maintenant que le passe prend le chemin d’un maintien jusqu’à juillet 2022, que disent-ils encore ? « On vous l’avait bien dit. » Ils frôlent même l’arrogance, quand le gouvernement annonce l’arrivée d’une troisième dose de vaccin anti-Covid, car non seulement ils chantonnent l’agaçant et identique refrain, mais expliquent en détails que : …

Oui, le développement extrêmement rapide de vaccins contre le Covid-19 a été une prouesse en biotechnologie, permise par le recours à la prometteuse technologie des ARN messagers. Oui, le faible recul sur les effets secondaires de cette approche thérapeutique ne justifie pas, pendant une pandémie qui a déjà tué des millions de personnes, de ne pas offrir une option salvatrice à des personnes en grand danger. Dans le cas du Covid-19, il s’agit des personnes âgées et de tous ceux et celles qui présentaient de forts facteurs de risque ; principalement diabète, surpoids, problèmes respiratoires. Pour tous les autres – soit la majorité de la population – le « monstre » Covid-19 va d’une absence totale de symptômes à une grosse grippe, associée, dans quelques cas à des symptômes durables de fatigue (ce qui a été appelé le « covid long »). Statistiquement, les personnes de moins de 50 ans et en bonne santé générale ne sont pas en danger et peuvent, par la force de leur propre immunité, développer une réponse de défense robuste contre le Covid-19.

Le choix qui a été fait par le gouvernement français a cependant été de couvrir très largement la population française, en allant jusqu’à forcer à l’acceptation du vaccin par des menaces de perte de liberté individuelle. Ce choix a été justifié par l’exigence de solidarité avec les plus fragiles et le pari du développement d’une immunité collective, une fois deux tiers de la population vaccinés.

L’immunité naturelle : utilisez-la, ou perdez-la

Pour atteindre l’objectif d’éradiquer le Covid, les mesures les plus radicales ont donc été prises, endettant le pays pour quelques dizaines d’années. Par peur du « danger », l’usage massif des masques et l’hygiénisme paranoïaque des années 2020-2021 ont placé nos systèmes immunitaires dans une situation à peu près équivalente à ce qu’a vécu l’armée d’Hannibal à Capoue : ses troupes, vigoureuses et invaincues, après avoir franchi les Alpes, plutôt que de marcher sur Rome, ont pris leurs quartiers dans la plaisante ville de Capoue où le vin et la douceur ont amolli les corps et les volontés, faisant oublier l’ambition de victoire.  Les soldats d’Hannibal se sont affaiblis par une trop longue période de relâchement et ont alors été vaincus par l’armée romaine.

Notre système immunitaire vient de vivre sa propre version des délices de Capoue : une bien agréable mise au repos contre toutes les petites infections qui habituellement le stimulent et le maintiennent efficace. On s’est réjoui, à tort, de voir l’hiver dernier le nombre d’angines, grippes, rhinopharyngites considérablement diminuer du fait de l’usage quotidien des masques et gels hydro-alcooliques. Ce fut un gain pour une perte : nos systèmes immunitaires, maintenant affaiblis par une année à « faire du gras », sont des adversaires faciles pour les bronchiolites, la grippe saisonnière et bien d’autres, qui attaquent comme jamais et effraient les professionnels de santé qui doivent y faire face.

Pourquoi cela ? Nous vivons, depuis des millénaires, dans un monde chargé de millions de virus, bactéries, champignons microscopiques… avec qui nous avons appris et continuons à apprendre à co-exister.  La biologie enseigne l’importance des « équilibres » et de la dualité des conséquences de toute action sur un système vivant. C’est notre approche brutale de lutte contre les maladies qui, au cours des cinquante dernières années, a conduit à éradiquer à force de bombardements aux antibiotiques aussi bien les bactéries dangereuses que celles qui protégeaient  nos organismes.  Cette approche de santé publique au bazooka, par sélection naturelle, a progressivement créé des bactéries tueuses super-résistantes, insensibles à tous les antibiotiques. Elles sont aujourd’hui responsables de la plupart des maladies nosocomiales contractées à l’hôpital. Or, les plus récents articles scientifiques dans le domaine montrent qu’une présence contrôlée à l’hôpital (hors blocs opératoires), d’une certaine diversité microbienne empêche l’apparition de ces « super-tueurs. » Un exemple d’équilibre.

La littérature scientifique montre aussi que, pour lutter contre les allergies des enfants, une bonne solution est … d’avoir des animaux de compagnie (et leur cortège de bactéries diverses.) Ceci semble contre-intuitif mais c’est pourtant ainsi que le système immunitaire des bambins apprend à gérer sa réponse équilibrée à l’environnement. La plupart des pathologies inflammatoires chroniques observées actuellement ne sont que le résultat à long-terme des « bonnes intentions » d’une médecine qui a rompu les équilibres plutôt que d’aider à les maintenir.

Covid : quel équilibre entre protection des plus fragiles et risque d’affaiblissement des autres ?

La solidarité s’est jusqu’à aujourd’hui appliquée à plein : malgré 50 millions de vaccinés en France – dont une partie significative bien à contre-cœur – les promesses faites n’ont pas été tenues : les personnes vaccinées contaminent et sont contaminées autant que les non-vaccinées. Début octobre, les résultats d’analyses de la base de données du système national de santé ont été lâchés dans la presse par Epiphare, émanation de la Haute Autorité de Santé et de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Ce travail d’analyse fait le choix, scientifiquement surprenant, de n’analyser que la population de plus de 50 ans (soit celle la plus à risque de subir une forme grave de Covid.) Cette étude qui conclut à une efficacité de 90% des vaccins contre les formes graves de Covid, opère donc volontairement un biais en ne sélectionnant que la partie de la population dont on sait qu’elle est la plus à même de bénéficier de la vaccination. Ces résultats, non publiés dans une revue scientifique et par conséquent non critiqués par des pairs scientifiques, ont été publicisés de manière inhabituellement hâtive : quand on sait que les grandes institutions de recherche évitent en général de communiquer auprès du grand public avant acceptation leurs résultats dans un journal scientifique « à revue par les pairs», on peut se demander : pourquoi pas sur cette étude précisément ?

Il n’y a qu’un pas à franchir pour conclure que ces résultats sont avant tout un faire-valoir gouvernemental.  La campagne de communication qui prépare l’arrivée d’une troisième dose de vaccin reprend la même logique en claironnant à la radio comme à la télévision que « huit personnes sur dix atteints d’une forme grave de Covid n’étaient pas vaccinées. » Ces chiffres sont exacts, tout autant que l’est le fait que ces personnes étaient très majoritairement âgées et atteintes d’autres pathologies. Or ceci est sciemment occulté. En disant une vérité – à savoir le besoin de vaccination pour les personnes fragiles – le gouvernement impose donc à nouveau une fausse évidence à tous.

Le prix des choix politiques

Dans ces circonstances, que penser de la campagne naissante pour obliger chacun à une troisième dose de vaccin ? Elle a le même goût que les précédentes et ne laisse, une nouvelle fois, pas beaucoup de place au débat. Le plus grand virologue allemand, le Pr Christian Drosten, qui a fait mettre en place très tôt chez nos voisins teutons la politique de détection et d’isolement précoce des malades, qui a aussi correctement anticipé l’arrivée de nouvelles vagues de l’épidémie, disait en septembre que le meilleur schéma pour une immunité robuste est d’avoir une première vaccination couplée à une infection naturelle par le Covid-19. Pourquoi ? Parce que l’immunité naturelle permet de protéger les muqueuses et est donc la seule à pouvoir radicalement stopper les transmissions. Des premiers résultats obtenus aux États-Unis montrent également que ceux et celles qui sont réinfectés après une vaccination Covid développent une « super-immunité » si robuste, durable et polyvalente contre les différents variants du Covid-19 qu’aucun espace ne semble plus exister pour qu’une nouvelle forme du virus attaque.

Pourquoi alors, en dehors des personnes âgées ou à fort risque, ne pas laisser cette « super-immunité » naturelle se développer dans la population et apprendre à vivre avec la présence d’un Covid apprivoisé ?  Peut-être parce que la Commission Européenne a déjà commandé, courant de l’été, plus d’un milliard de doses de vaccin supplémentaires à Pfizer et Moderna. Commandées, donc payées. Ce sont 150 millions de ces doses qui sont destinées à la France, et doivent maintenant être utilisées. Alors, vous prendrez bien une dernière pour la route ?

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