En plein coronavirus, la Chine signale une épidémie de grippe aviaire dans la province du Hunan, 18 000 poulets tués

Par Jack Phillips
3 février 2020 Mis à jour: 3 février 2020

Une ville de la province centrale du Hunan, en Chine, a déclaré avoir tué des milliers de poulets suite à une épidémie de grippe aviaire H5N1, selon le régime chinois.

Le ministère de l’agriculture du pays a déclaré samedi que 18.000 poulets ont été abattus à Shaoyang (chiffres officiels du régime), dans la province du Hunan. Mais cette décision est intervenue suite à la maladie et à la mort d’environ 4.500 poulets, soit plus de la moitié de l’élevage de la ferme.

Le virus de cette maladie est le « sous-type H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène », peut-on lire dans la déclaration.

Aucune transmission humaine de la grippe aviaire n’a été signalée.

Shaoyang est situé à environ 480 km au sud de Wuhan, l’épicentre de la nouvelle souche du coronavirus mystérieux qui a déclenché des blocages et des quarantaines dans la province de Hubei. Le coronavirus a incité un certain nombre de pays à suspendre les vols en provenance et à destination de la Chine et à lancer des alertes aux voyageurs.

La grippe aviaire H5N1 a tué des centaines de personnes dans le monde depuis 2003, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La grippe aviaire a été signalée cette semaine en Inde, ce qui a incité les responsables gouvernementaux à déployer une équipe d’intervention au Chhattisgarh, selon les responsables indiens.

Le virus a tué 5 634 des quelques 21 060 oiseaux de la ferme de Baïkunthpur. Tous les oiseaux restants ont été abattus, a rapporté Reuters.

Pendant ce temps, la ville chinoise de Wenzhou, dans la province côtière du Zhejiang, a annoncé dimanche qu’elle allait restreindre la circulation de ses citoyens, en n’autorisant qu’un seul membre de chaque famille à acheter des marchandises tous les deux jours.

Les habitants peuvent toujours sortir pour consulter un médecin et travailler dans la zone des transports publics de la ville.

Entre-temps, samedi, le ministère philippin de la santé (DOH) a annoncé qu’un Chinois de 44 ans originaire de Wuhan est mort – le premier décès dû au virus en dehors de la Chine.

« Je tiens à souligner qu’il s’agit d’un cas importé sans preuve de transmission locale », a déclaré le secrétaire à la Santé, Francisco T. Duque III, dans un communiqué. « Le gouvernement philippin a déjà mis en place une interdiction temporaire de voyager pour les personnes venant de Chine, de Macao et de Hong Kong. Le ministère de la santé suit de très près tous les développements concernant le CoV 2019 et prend des mesures proactives pour contenir la propagation de ce virus dans notre pays », a ajouté M. Duque.

La semaine dernière, l’OMS a déclaré une urgence sanitaire mondiale à propos du virus, tandis que les États-Unis et l’Australie ont tous deux porté leurs alertes aux voyageurs au plus haut niveau, exhortant les citoyens à ne pas se rendre en Chine.

« Notre plus grande préoccupation est le risque que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles et qui sont mal préparés pour y faire face », a déclaré jeudi le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus. « Je déclare une urgence de santé publique de portée internationale concernant cette épidémie mondiale », a-t-il fait remarquer.

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