Les chauves-souris et les pangolins ne se vendaient pas au marché de Wuhan, selon une enquête d’Oxford

Par Lily Zhou
10 juin 2021
Mis à jour: 10 juin 2021

Selon une étude de l’université d’Oxford, ni les chauves-souris ni les pangolins n’étaient vendus au marché des animaux sauvages vivants de Wuhan lorsque la pandémie du Covid-19 a commencé.

Bien que les autorités chinoises aient affirmé que le virus SARS-CoV-2, à l’origine de la pandémie du Covid-19, provenait de l’extérieur du pays, on pense généralement qu’il a été transmis du laboratoire de sécurité P4 de l’Institut de virologie de Wuhan où les premiers cas ont été détectés, ou du marché des animaux sauvages vivants situé à proximité de ce laboratoire.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré en mars dernier que son organisation n’avait pas trouvé la source du virus et que le rapport qu’elle avait rédigé – un rapport affirmant que le virus ait été « très probablement » transmis à l’homme par un animal intermédiaire – n’analysait pas suffisamment les autres hypothèses.

Selon l’université d’Oxford, les chauves-souris et les pangolins – les deux principaux suspects de la théorie du développement naturel du virus – avaient un alibi.

L’université a indiqué que son unité de recherche sur la conservation de la faune sauvage (WILDCRU) avait travaillé avec ses collègues en Chine pour recueillir des données sur le marché de Wuhan entre mai 2017 et novembre 2019 dans le but d’étudier un autre virus.

Cette étude a placé l’équipe « au bon endroit et au bon moment pour documenter les animaux sauvages vendus sur ce marché avant la pandémie », a déclaré dans un communiqué le professeur David Macdonald, directeur de la WILDCRU.

L’étude, publiée mardi dans la revue Nature, indique que l’équipe a documenté 47 381 représentants de 38 espèces vendues comme animaux de compagnie ou pour la consommation humaine, notamment des blaireaux, des chiens viverrins, des hérissons, des paons et des reptiles, mais pas de chauves-souris ni de pangolins.

« Les chauves-souris sont en fait rarement consommées en Chine centrale [où se trouve Wuhan]… Le commerce de pangolins est encore important dans d’autres villes et réseaux de commercialisation chinois, mais pas à Wuhan », a expliqué M. Macdonald.

Les questions relatives à l’origine du virus du PCC se sont multipliées récemment et plusieurs scientifiques qui avaient écarté la théorie de la fuite du laboratoire de Wuhan sont revenus sur leurs déclarations.

Le 26 mai, le président américain Joe Biden a annoncé qu’il souhaitait que la communauté du renseignement des États-Unis produise un rapport sur l’origine du virus dans les 90 jours.

Le gouvernement britannique a également déclaré que l’OMS devait « explorer toutes les théories possibles », bien qu’un ancien chef des services de renseignement britanniques ait commenté que s’adresser à l’OMS serait, à son avis, une « cause perdue d’avance ».

Le mois dernier, 18 chercheurs internationaux ont signé une lettre réclamant une « enquête appropriée » sur l’origine du virus.

L’épidémiologiste américain Ralph Baric figure parmi les signataires.

Ralph Baric et la Dr Shi Zhengli – la virologue principale de l’Institut de virologie de Wuhan surnommée « Bat Lady » (Madame Chauve-souris) pour ses recherches sur les coronavirus des chauves-souris – figurent tous deux parmi les auteurs d’un article publié en 2015 sur les coronavirus des chauves-souris. Baric est également l’un des scientifiques qui ont classé le virus de Wuhan et l’ont nommé « SARS-CoV-2 ».

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