Epoch Times cible d’une cyberattaque venant de Chine

1 février 2016
Mis à jour: 25 février 2016

NEW YORK – Le siège social d’Epoch Media Group à New York a été victime d’une cyberattaque paralysante les 25 et 26 janvier.

Depuis décembre 2015, le diffuseur en langue chinoise New Tang Dynasty Television (NTD) est victime de cyberattaques qui, selon ses techniciens, portent les signes d’une opération menée par le régime chinois. L’attaque la plus courte a duré quelques heures alors que la plus longue, plus de dix heures.

La dernière attaque, qui a commencé le 23 janvier, a duré plus de 50 heures, soit un record selon Mark Li, un programmeur chez NTD.

Nous allons continuer d’offrir aux lecteurs les meilleurs reportages sur la progression des évènements en Chine.

« Les pirates changeaient continuellement leur méthode d’attaque : ils contrôlaient les ordinateurs personnels, les consoles de télévision internet et les serveurs publics infectés par des virus », explique M. Li. « Nous avons enquêté. Selon les méthodes utilisées et l’ampleur de l’attaque, il ne s’agissait pas de l’œuvre d’un seul individu. »

La cyberattaque visait à subtiliser le code source et d’autres informations sensibles, tout en interférant avec la production de nouvelles de NTD, indique M. Li. Il ajoute que les pirates n’ont pas atteint leur objectif.

« Les cyberattaques n’ont pas réussi à interférer avec les affaires d’Epoch Times », a affirmé Stephen Gregory, rédacteur en chef de l’édition anglophone américaine d’Epoch Times. « Nous allons continuer d’offrir aux lecteurs les meilleurs reportages sur la progression des évènements en Chine. »

L’édition en langue chinoise d’Epoch Times (Dajiyuan) a été fondée en 2000 par John Tang, pdg d’Epoch Media Group. La mission du journal est de publier des informations non censurées au sujet de la Chine. L’édition anglophone Epoch Times a été lancée en ligne en 2003 et en papier en 2004. Epoch Times a vu le jour en 2005.

Établie en 2001, la chaîne NTD possède des correspondants de par le monde. Le diffuseur traite de sujets censurés par le régime chinois, comme la question des droits de la personne et la persécution du Falun Gong. En plus de fournir un contenu non censuré sur la Chine, NTD a également pour mission de promouvoir la culture chinoise traditionnelle.

NTD et Dajiyuan sont parmi les médias les plus populaires et influents dans la diaspora chinoise. Leurs sites web sont respectivement classés 2074e et 1869e pour ce qui est du plus grand nombre de pages visitées dans le monde, selon la firme d’analyse du trafic internet Alexa.

Dans le contexte des cyberattaques, les deux médias sont entièrement libres de l’influence des autorités chinoises responsables de la propagande. Les départements de Propagande et du Front uni sont reconnus pour le contrôle qu’ils exercent sur les communautés chinoises outre-mer, dont les entreprises médiatiques, afin d’imposer le message du régime.

Il y a une longue histoire de pression et d’interférence du régime chinois contre NTD et Epoch Times, par l’entremise de menaces contre des annonceurs ou de potentiels annonceurs, en perturbant des évènements publics ou en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils limitent l’espace dans lequel les médias peuvent travailler.

« La cyberattaque est le prolongement de la répression du régime chinois », affirme Samuel Zhou, vice-président exécutif de NTD. « C’est parce que NTD est un média indépendant fondé par des Chinois à l’étranger, il a toujours rapporté librement et avec véracité les nouvelles aux Chinois du monde entier. »

Il souligne comment la chaîne a toujours rapporté sur la corruption et les violations des droits de la personne en Chine durant la dernière décennie et il ajoute que « nous ne changerons pas nos principes en raison de cette cyberattaque ».

Version originale : Cyberattack From China Targets Epoch Times and New Tang Dynasty Television

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