« Je n’injurie personne »: Éric Zemmour s’explique sur ses propos sur l’islam et l’immigration

Par Epoch Times avec AFP
2 octobre 2019 Mis à jour: 3 octobre 2019

Mercredi soir dans l’émission diffusée sur Paris Première, Éric Zemmour a défendu ses propos sur l’islam et l’immigration tenus le week-end dernier lors de la Convention de la droite.

« Je maintiens » et « je n’injurie personne », a-t-il lancé au cours du talk-show « Zemmour et Naulleau », invité à revenir sur ce discours prononcé samedi à la « Convention de la droite » et diffusé en direct sur LCI.

La première partie de son discours, qui a largement été ignorée par la presse, était consacrée aux dangers du progressisme. « Progressisme : la religion du progrès, un millénarisme qui fait de l’individu un dieu et de ses volontés jusqu’aux caprices un droit sacré et divin. Le progressisme est un matérialisme divinisé qui croit que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexes ni racines, des êtres entièrement construits comme des Legos et qui peuvent être donc déconstruits par des démiurges. ». En poursuivant: »Nos progressistes si brillants (…) nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions ».

« Le progressisme est un messianisme sécularisé, comme le furent le jacobinisme, le communisme, le fascisme, le nazisme, le néolibéralisme ou le droit-de-l’hommisme, » a-t-il continué. « La société progressiste au nom de la liberté est une société liberticide. » a t-il aussi déclaré.

La cible du progressisme selon Eric Zemmour ? L’homme blanc hétérosexuel et catholique. « Le seul ennemi à abattre, c’était l’homme blanc hétérosexuel catholique », résume-t-il. « Le seul à qui l’on fait porter le poids du péché mortel de la colonisation, de l’esclavage, de la pédophilie, du capitalisme, du saccage de la planète, le seul à qui on interdit les comportements les plus naturels de la virilité depuis la nuit des temps au nom de la nécessaire lutte contre les préjugés de genre, le seul à qui on arrache son rôle de père, le seul qu’on transforme au mieux en seconde mère ou au pire en gamète, le seul qu’on accuse de violences conjugales, le seul qu’on balance comme un porc. »

Sur l’islam et l’immigration

Dans son discours, le polémiste a aussi abordé les dangers de l’islam et de l’immigration. «  En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons (…) et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. » a-t-il défendu. « La question qui se pose donc à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »

Éric Zemmour a ensuite appelé le peuple français pour « refaire une nation » contre « les universalismes qu’ils soient marchand ou islamique ». Pour « tout remettre sur pied », poursuit-il, il faut « s’affranchir de la religion des droits de l’homme », « des pouvoirs de nos maîtres : médias, universités, juges », « restaurer la démocratie qui est le pouvoir du peuple », « abolir les lois liberticides qui au nom de la non-discrimination nous rendent étrangers dans nos propres pays » et au contraire, « remettre à l’honneur le principe de la préférence nationale ».

Le polémiste a ainsi fustigé l’« idéologie diversitaire » et la « guerre d’extermination » visant « l’homme blanc hétérosexuel » et a parlé du « grand remplacement » de la population blanche et chrétienne par une population immigrée musulmane – une tendance observée par des analystes de l’Ifop mais qui fait polémique dans les grands médias.

« Comparaison entre le nazisme et l’islam« 

Ses propos ont été abordés dans le talk-show de Paris Première (chaîne payante du groupe M6), qui avait été enregistré en avance. Éric Zemmour a notamment répondu à son comparse Éric Naulleau, qui lui a reproché d’avoir « franchi des limites », notamment en dressant « la comparaison entre le nazisme et l’islam ».

« L’islam est une religion totalitaire qui prend en charge les individus que ça te plaise ou non, et deuxièmement j’ai le droit de le dire, on a le droit de critiquer une religion », lui a répliqué Éric Zemmour, après avoir invoqué, en appui de ses propos, plusieurs auteurs comme « Paul Claudel qui comparait l’islam au nazisme ».

La direction de Paris Première avait fait savoir avant la diffusion de l’émission qu’elle avait convoqué le polémiste mardi, « afin de revenir sur sa participation récente à des événements politiques et sur les propos particulièrement choquants et provocateurs » qu’il avait tenus, et qu’il lui avait « été rappelé fermement les conditions de sa participation » à « Zemmour et Naulleau ».

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