Espace : où est passé le trou noir du centre de la galaxie au cœur de l’amas de galaxies Abell 2261 ?

Par Emmanuelle Bourdy
1 janvier 2021
Mis à jour: 1 janvier 2021

Voici une observation tout aussi surprenante que mystérieuse. La présence de trou noir géant au centre d’une galaxie, logée au cœur d’un amas de galaxies, n’a pas pu être observée des écrans radars de la Nasa.  

Alors qu’il devrait se trouver dans une galaxie située au cœur de l’amas de galaxies Abell 2261, à 2,7 milliards d’années-lumière de la Terre, aucun indice n’a pu mettre en lumière la présence d’un trou noir supermassif dans cette zone. C’est ce qu’indique une étude publiée dans la revue AAS Journal, les nouvelles observations ayant été obtenues en 2018, ainsi que le rapporte Numerama. Les astronomes ne trouvent pas la trace du trou noir, même après plusieurs recherches successives, le mystère reste donc entier.

Les scientifiques ont constaté que la plupart du temps, la masse du trou noir central d’une galaxie correspond à la masse de la galaxie elle-même. Concernant la galaxie au cœur d’Abell 2261, on peut s’attendre à ce qu’elle contienne un trou noir gigantesque, dont la masse serait comprise entre 3 et 100 milliards de fois celle du Soleil.

« Étant donné que la masse d’un trou noir central suit généralement la masse de la galaxie elle-même, les astronomes s’attendent à ce que la galaxie au centre d’ ‘Abell 2261’ contienne aussi un trou noir supermassif qui rivalise avec le poids de certains des plus grands trous noirs connus de l’univers », précise la Nasa.

L’une des hypothèses avancées par les chercheurs serait que par le passé, la fusion de deux autres galaxies, et par conséquent des trous noirs supermassifs contenus dans leur centre, aurait entraîné l’expulsion du trou noir du centre de la galaxie d’Abell 2261. « La galaxie la plus brillante de l’amas de galaxies Abell 2261 est peut-être le meilleur endroit pour rechercher un trou noir supermassif central en recul ou éjecté », s’interrogent les auteurs de l’étude.

Étant donné qu’une fusion de trous noirs produit des ondes gravitationnelles, on peut supposer que cette quantité d’ondes émises à ce moment-là ait été plus forte dans une direction, entraînant le « recul » du trou noir formé, qui se serait ainsi éloigné du centre de sa galaxie. Mais une fusion de trous noirs aussi grands n’a cependant jamais été observée par les scientifiques, de plus, aucune preuve n’a été découverte concernant ce « recul » possible de trous noirs. Cela laisse donc cette explication au rang d’hypothèse, d’autant plus que les astronomes n’ont étudié que des fusions de trous noirs bien moins conséquentes.

Ainsi que le rapporte Numerama, c’est grâce aux deux télescopes spatiaux de la Nasa, à savoir l’observatoire de rayons X Chandra et Hubble, que ces recherches ont été menées. Les scientifiques obtiendront probablement d’autres éléments de réponse avec le futur télescope James Webb. Cela permettra peut-être de découvrir si ce trou noir existe ou non.

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