Essonne : éconduit par sa cousine qu’il voulait épouser, il enlève et séquestre la jeune femme pendant plusieurs heures

Par Séraphin Parmentier
13 janvier 2020 Mis à jour: 13 janvier 2020

Le suspect faisait la cour à sa cousine depuis plusieurs mois, sans succès. Il a finalement décidé de l’enlever pour « obtenir une explication ».

Les faits remontent au 13 novembre. Ce jour-là, une jeune femme rencontre son cousin au pied de son immeuble, à Toulouse.

D’origine turque, ce dernier lui fait une cour assidue depuis plusieurs mois. « Il voulait m’épouser, je n’en avais pas l’intention », a expliqué la victime aux enquêteurs.

Il « s’est installé chez son frère début juillet qui est un voisin. Nous avons sympathisé, mais rien de plus. Et puis, il s’est mis en tête de m’épouser. Je l’ai repoussé gentiment, mais il s’est entêté jusqu’à devenir très insistant. Encore une fois, il m’attendait devant chez moi au volant de la voiture de son frère. Il m’a dit qu’il voulait me parler. J’ai accepté de monter », ajoutera la jeune femme dont les propos ont été rapportés par actu.fr.

Une fois à l’intérieur du véhicule, elle a à peine le temps de boucler sa ceinture de sécurité que son cousin lui demande : « Pourquoi tu ne m’aimes pas, pourquoi tu ne m’aimes pas ? »

Effrayée, la jeune femme veut appeler sa mère mais son ravisseur lui confisque son téléphone, bloque la portière passager et emprunte l’autoroute A10 en direction de Paris. Pendant le trajet, il essaie de la convaincre de l’épouser par tous les moyens.

Lorsque le jeune homme s’arrête pour faire le plein d’essence, il surveille sa cousine et ne la lâche pas d’une semelle. « Aux toilettes, j’ai demandé à une femme d’utiliser son téléphone pour appeler ma famille, mais elle a refusé », rapporte la victime.

Arrivé à quelques kilomètres de Paris, le ravisseur finira par l’abandonner sur le parking de l’aire d’autoroute de Janvry à la tombée de la nuit.

Les forces de l’ordre retrouveront le cousin de la victime quelques jours plus tard, chez l’une de ses sœurs domiciliée en Seine-Saint-Denis.

Dix mois de prison avec sursis pour le ravisseur

Jugé par le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes le mardi 7 janvier 2020, le prévenu, accompagné de son interprète turc, a reconnu les faits qui lui étaient reprochés avant de s’en excuser.

Interrogé par la présidente du tribunal sur les raisons qui l’avaient amené à enlever et séquestrer la victime, l’accusé a déclaré qu’il avait « besoin d’obtenir une explication ».

Sans antécédent judiciaire, il a finalement été condamné à une peine de dix mois de prison avec sursis et à l’interdiction d’entrer en contact avec sa cousine.

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