Essonne : il demande à des fêtards de cesser leur tapage et se fait poignarder à plusieurs reprises

Par Séraphin Parmentier
3 août 2020
Mis à jour: 3 août 2020

Excédé par le vacarme, un riverain a demandé aux personnes concernées de faire moins de bruit et de respecter la tranquillité du voisinage. Une initiative qui lui a valu d’être la proie d’une agression d’une violence inouïe.

Les faits ont eu lieu dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août dans le parc Robinson de Corbeil-Essonnes. Vers 4 h 30, un homme de 38 ans résidant à proximité a été violemment agressé par des individus qui faisaient la fête dans l’espace vert – des nuisances récurrentes le week-end depuis le début de l’été.

Importuné par les décibels, le trentenaire était sorti de chez lui pour demander aux fêtards de respecter la tranquillité du voisinage. Un rappel des règles les plus élémentaires de la courtoisie qui n’a pas eu l’heur de plaire aux intéressés.

Le riverain a en effet été la proie d’une agression d’une violence inouïe et a été poignardé à plusieurs reprises par les voyous à qui il venait de demander de cesser leur tapage.

« Il a reçu trois coups de couteau dont deux dans le dos. Il a le coude fracturé et est entaillé à plusieurs endroits. Un couteau a été retrouvé sur place », a expliqué Stéphanie, une proche de la victime, dans les colonnes du Parisien.

Elle n’a eu connaissance de l’agression sauvage dont son ami a été la cible que quelques heures plus tard, dans la matinée du dimanche 2 août.

« J’ai vu qu’il y avait de la lumière chez lui, mais je n’arrivais pas à le joindre. Ce sont des voisins qui m’ont parlé de son agression. Il a dû descendre pour leur demander de baisser le son, ce n’était pas la première fois. D’ordinaire, ils remontent le volume dès notre départ. Il n’est pas du genre à chercher la bagarre, c’est un pacifique », explique-t-elle.

Évacuée vers l’hôpital Georges Pompidou à Paris, la victime a subi une intervention chirurgicale dans l’après-midi du 2 août et ses jours ne seraient plus en danger.

Maire (DVG) de Corbeil-Essonnes depuis la fin du mois de juin, Bruno Piriou s’est rendu sur les lieux de l’agression. La veille des faits, son premier adjoint Michel Nouaille s’était lui-même déplacé dans le parc Robinson afin de rappeler aux usagers les règles à respecter pour le bien de tous, notamment l’interdiction des barbecues, des baignades dans la rivière de l’Essonne ou l’organisation de soirées sonorisées.

« C’est triste de devoir attendre un tel drame pour que la situation avance enfin »

Excédés par la multiplication des infractions, les riverains du parc Robinson ont décidé de se rassembler au sein d’un collectif pour faire entendre leurs voix auprès de la mairie et de la préfecture. En deux jours, 74 riverains – y compris le trentenaire poignardé dans la nuit du 1er au 2 août – ont rallié le collectif.

« Tous les samedis soir, des personnes arrivent avec des tentes, des barnums, des projecteurs et du matériel de sonorisation. On ne peut plus laisser nos fenêtres ouvertes, on dort mal. Et on a beau prévenir la police, rien n’y fait. Cela dure depuis plusieurs années, mais cet été c’est pire », confie un couple avec deux enfants en bas âge.

L’agression qui s’est déroulée le week-end dernier semble avoir incité la municipalité à prendre la mesure de la gravité de la situation. Un arrêté doit notamment être pris ce lundi afin de proscrire la jouissance du parc Robinson après 22 h.

« Nous allons mettre des cadenas aux barrières, nous allons embaucher des agents de la police municipale, aujourd’hui en sous-effectif, et allons faire un travail d’éducation et de prévention. Les familles ont le droit de profiter de cet espace, mais il y a des règles et nous allons les faire respecter », assure M. Piriou.

Une mesure salutaire pour l’amie du trentenaire poignardé, qui déplore toutefois que la mairie ait attendu aussi longtemps pour agir : « C’est triste de devoir attendre un tel drame pour que la situation avance enfin. »

 

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