Les États-Unis mettent 59 entreprises chinoises sur liste noire pour des raisons de sécurité nationale

Par Jack Phillips
21 décembre 2020
Mis à jour: 22 décembre 2020

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a déclaré que les États-Unis envisageaient de mettre sur liste noire des dizaines d’entreprises chinoises, dont un grand fabricant de semi-conducteurs, en raison de préoccupations de sécurité nationale.

Le ministère du Commerce a publié une liste de 77 entreprises et filiales de la liste dite des entités, dont 59 entreprises chinoises.

« Il s’agit d’entreprises liées à l’Armée de libération du peuple », a déclaré M. Ross, ajoutant : « Il s’agit de leur accès à des produits semi-conducteurs très avancés. »

Parmi celles qui sont sur la liste noire, on trouve Semiconductor Manufacturing International Corp. (SMIC), qui est le plus grand fabricant chinois de puces et qui fournit des entreprises telles que Qualcomm et Broadcomm. Ces entreprises rejoindront des sociétés comme Huawei et des centaines d’autres entreprises chinoises, selon M. Ross.

Cette décision « garantira que la Chine, par l’intermédiaire de son champion national SMIC, ne pourra pas tirer parti des technologies américaines, car ainsi, le niveau technologique avancé des entreprises locales ne pourra pas être canalisé et utilisé pour ses activités militaires déstabilisatrices », a déclaré M. Ross dans un communiqué.

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que quatre entreprises chinoises avaient été ajoutées à la liste pour « avoir permis les violations des droits de l’homme en Chine en fournissant au régime des matériaux pour les tests ADN ou des équipements de surveillance de haute technologie ». Cela inclut le fabricant chinois de drones DJI, le plus grand fabricant mondial de drones commerciaux.

« Nous exhortons le Parti communiste chinois à respecter les droits de l’homme du peuple chinois, y compris des bouddhistes tibétains, des chrétiens, des Falun Gong, des musulmans ouïgours et des pratiquants d’autres groupes ethniques et religieux minoritaires », a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

Ont également été sanctionnées 19 entités chinoises impliquées dans « la coordination et la perpétration systématique de plus d’une douzaine de cas » de vol de secrets commerciaux américains, de sabotage des efforts américains de lutte contre le trafic de matières nucléaires, ou de mépris des contrôles américains à l’exportation, selon M. Pompeo. Cela inclut plusieurs universités de défense qui soutiennent l’armée chinoise.

L’administration Trump a également imposé des restrictions à des dizaines d’entités chinoises qui aident les activités agressives de Pékin à mettre en jeu ses revendications territoriales dans la mer de Chine méridionale. Cela comprend 25 instituts de recherche affiliés à la société d’État China State Shipbuilding Corporation, ainsi que la China Communications Construction Company, gérée par l’État.

Le secrétaire au commerce Wilbur Ross au Capitole à Washington le 5 mars 2020. (Saul Loeb/AFP via Getty Images)

En septembre de cette année, le ministère du Commerce a envoyé une lettre aux entreprises américaines, leur indiquant qu’elles devaient obtenir une licence avant d’exporter certains produits en Chine, car une telle démarche « peut présenter un risque inacceptable de détournement vers une utilisation finale militaire en République populaire de Chine ».

Le mois dernier, le ministère de la Défense a ajouté la société de semi-conducteurs à une liste noire de sociétés chinoises présumées liées à l’armée, interdisant de fait aux investisseurs américains d’acheter ses actions à partir de la fin de l’année prochaine. Le SMIC a déclaré qu’il n’avait aucun lien avec l’armée chinoise.

L’administration Trump a fréquemment utilisé la liste d’entités – qui comprend maintenant près de 300 entreprises et filiales basées en Chine – pour influencer les principales industries chinoises. Outre Huawei et environ 150 filiales, ZTE Corp a également été placée sur la liste en raison d’une violation des sanctions.

Le fabricant de caméras de surveillance Hikvision a été mis sur la liste noire en raison de la persécution de plusieurs groupes par le PCC (Parti communiste chinois). En 2013, le responsable de la sécurité publique d’Hikvision, Qian Hao, s’était vanté que ses réseaux de caméras « peuvent aider à préserver la stabilité en voyant de quelle famille vient une personne, puis en persuadant ses proches de l’empêcher d’avoir des comportements nuisibles, comme en lien au Falun Gong », une pratique de méditation dont les pratiquants sont victimes de violations des droits de l’homme depuis juillet 1999. La technologie de Hikvision est également impliquée dans les opérations de surveillance de la minorité ouïghoure du Xinjiang par le PCC.

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