Étoile d’«Autant en emporte le vent», Olivia de Havilland fête ses 103 ans: qu’est-elle devenue?

Par Epoch Times
5 juillet 2019 Mis à jour: 13 juillet 2019

Au XXe siècle, la vie après avoir vu le légendaire Gone With the Wind (1939), (Autant en emporte le vent ), n’était tout simplement plus la même. Le film reste le plus gros succès de tous les temps dans l’histoire du cinéma.

Au cœur du film se trouvaient les performances inoubliables de Vivian Leigh dans le rôle de la tristement célèbre Scarlett O’Hara et Olivia de Havilland dans le rôle de sa fidèle amie Mélanie Hamilton, nominée pour la meilleure actrice dans un second rôle.

Alors que certaines actrices auraient peut-être été déçues d’être cantonnées dans le rôle de la « gentille fille », Mme de Havilland l’a assumé avec grâce et élégance tout au long de sa carrière de plus de 50 ans. Le 1er juillet 2019, Olivia de Havilland a eu 103 ans. Elle est l’une des dernières survivantes de l’âge d’or de Hollywood.

Interrogée sur le rôle qu’elle a joué au fil des ans en tant qu’actrice au grand cœur, Mme de Havilland a déclaré : « En fait, je pense que jouer les femmes méchantes est ennuyeux ; j’ai toujours eu plus de chance avec les rôles de femmes gentilles, car ils exigent plus d’une actrice », selon Reader’s Digest.

Née de parents britanniques à Tokyo en 1916, Olivia de Havilland et sa jeune sœur Joan, qui deviendra professionnelle sous le nom de Joan Fontaine, déménagent en Californie avec leur mère après la séparation de leurs parents. Olivia de Havilland et Joan Fontaine ont toutes deux trouvé leur voie à Hollywood à la fin de leur adolescence.

Olivia de Havilland en 1938. (©Getty Images | Keystone/Hulton Archive)

Les premiers gros succès de Mme de Havilland ont été obtenus face au fringant Errol Flynn dans plusieurs films des années 30, mais surtout en tant que la jeune Marianne dans les aventures de Robin Hood (1938) (Robin des Bois). Lorsque Mme de Havilland a découvert que le rôle de Mélanie Hamilton dans Autant en emporte le vent était recherché, elle s’est démenée avec son studio, la Warner Brothers, pour l’obtenir, car ce dernier ne voulait pas la prêter pour la production.

Finalement, la Warner accepte de la « prêter » et ainsi, dans le rôle de Mélanie, elle gagne le cœur de plus de 200 millions de spectateurs qui ont vu le film dans le monde entier.

Malgré son succès dans le rôle de Mélanie, la Warner Bros. qu’elle accusera de la cantonner à des rôles de partenaire et avec lesquels elle était sous contrat depuis sept ans, ne lui proposa pas de rôles de premiers plans.

En 1943, la Warner refusant de la libérer à l’issue de son contrat en raison des périodes de « prêts », Mme de Havilland les assigne en justice. Le juge ayant assimilé la pratique du studio à du servage, elle remporte une victoire dans une décision historique devant les tribunaux californiens qui fera jurisprudence dans la défense des droits des acteurs, encore connue sous le nom de « loi de Havilland ».

Après avoir quitté Warner, Olivia de Havilland remporte ensuite deux Oscars pour ses rôles dans À chacun son destin (1946) et L’Héritière (1950).

C’était le point culminant de sa carrière, elle appréciait sa place au sommet d’Hollywood sans jamais la tenir pour acquise. Contrairement à certains de ses contemporains qui se sont battus en vain contre le vieillissement ou qui ont dû changer de rôle au fil du temps, Mme de Havilland a su passer de la jeunesse à la maturité avec grâce.

Comme elle aimait à le dire, selon le Reader’s Digest, « les gens célèbres ont le sentiment qu’ils doivent être perpétuellement au top niveau, sans réaliser que c’est contre toutes les règles de vie. On ne peut pas être au sommet tout le temps, c’est impossible. »

Olivia de Havilland dans le rôle de Melanie Hamilton Wilkes dans Autant en emporte le vent (©Getty Images | Hulton Archive)

En 1953, Mme De Havilland passe le plus clair de son temps en France, épousant le journaliste et écrivain français Pierre Galante. Elle continue à jouer sur scène au théâtre et à l’écran, mais prend du temps pour sa fille Gisèle, née en 1956.

Elle n’atteindra plus les sommets de sa carrière antérieure, mais restera respectée pour ses excellentes performances au théâtre, au cinéma et finalement à la télévision.

Mme de Havilland réside en France depuis lors et vit toujours dans une maison de trois étages sur la rive droite de la Seine. Cependant, l’actrice n’a pas cessé de se soucier de l’héritage qu’elle laisse et de sa réputation.

En 2017, la chaîne TV FX adapte, dans la série Feud (ou Rivalité au Québec), la célèbre rivalité entre les stars hollywoodiennes Bette Davis, incarnée par Susan Sarandon, et Joan Crawford, jouée par Jessica Lange. La Britannique Catherine Zeta-Jones campe Olivia de Havilland – qui dans la vie réelle était une amie proche de Bette Davis.

Scandalisée par le portrait qui est fait d’elle dans la série qui la dépeint aux yeux du public comme une « commère » et une « vulgaire hypocrite, » s’exprimant en termes grossiers à propos d’autrui, y compris envers sa propre sœur Joan Fontaine, lui attribuant des propos qu’elle n’aurait jamais tenus, Mme de Havilland a poursuivi en justice FX et Ryan Murphy, le créateur de la série.

Bien qu’elle ait finalement perdu, son action en a impressionné plus d’un et a montré sa force de caractère. Selon Forbes, elle a dit : « Je veux du respect, du respect pour faire un métier si difficile. »

À son 103e anniversaire, il ne fait aucun doute que Olivia de Havilland a gagné le plus grand respect de ses fans.

Olivia de Havilland recevant son Oscar de la meilleure actrice (©Getty Images | Keystone)
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