Une étude démontre que 92 % de la couverture médiatique du mois dernier sur Donald Trump a été négative

Par Victor Westerkamp
7 juin 2019 Mis à jour: 25 juillet 2019

Une étude récemment publiée par le Media Research Center (MRC) (Centre de recherche sur les médias), une institution vouée à « l’exposition et à la lutte contre les préjugés des médias libéraux », a estimé qu’entre le 1er janvier et le 31 mai, 92 % de la couverture des journaux télévisés du soir sur M. Trump par les réseaux américains ABC, CBS et NBC combinés était négative.

Un total brut de 28 % des 513 minutes de couverture sur le président Trump a été consacré à l’enquête sur la Russie, qui, curieusement, a représenté deux fois plus de reportages sur Donald Trump après l’achèvement du rapport de Robert Mueller qu’auparavant :

« Malgré l’absence de preuves tangibles contre M. Trump dans le rapport Mueller, les réseaux de chaînes de télévision se sont en fait davantage investis dans l’histoire avec la Russie, leur couverture totale passant de 196 minutes du 1er janvier au 21 mars (19% du temps d’antenne total sur Donald Trump) à 317 minutes entre le 22 mars et le 31 mai (presque 42 % de la couverture totale sur le président) », affirme le MRC.

Pendant la même période, les journalistes d’informations télévisées ont également soulevé la question de la destitution, soulevant le problème dans une moyenne de 22,4 nouvelles du soir par mois, alors qu’avant que le rapport Mueller annonce qu’il n’a pas de preuves d’une quelconque campagne de collusion avec la Russie, cette possibilité était mentionnée dans 7,7 reportages par mois en moyenne.

MRC-TV a créé une vidéo compilant les reporters et les présentateurs de nouvelles qui invoquent à maintes reprises les mises en accusation sur leurs réseaux.

Ces statistiques ne sont pas du tout nouvelles. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Trump, la couverture médiatique négative des grands réseaux télévisés n’a cessé d’osciller entre 91 et 92 %, sauf pendant deux journées, soit les 24 et 25 mars de cette année, lorsque le procureur général William Barr a publié les principales conclusions de l’enquête de 22 mois du conseiller spécial Robert Mueller. Par la suite, les reportages ont retrouvé les mêmes pourcentages qu’avant.

Algorithmes « truqués »

En août 2018, le président Donald Trump a critiqué Google pour avoir « truqué » ses algorithmes de recherche, dans une série de messages matinaux sur Twitter qui semblaient citer un reportage de PJ Media selon lequel les médias libéraux dominent les résultats des recherches de nouvelles.

M. Trump a accusé l’entreprise d’avoir principalement diffusé des résultats d’information provenant de « fake news »(« fausses nouvelles »), demandant si cette pratique était légale.

Il a écrit sur Twitter : « Le CNN mensonger domine tout. Les médias objectifs républicains/conservateurs sont exclus. (Est-ce) illégal ? 96 % des résultats de ‘Trump News’ proviennent du média national de gauche, [ce qui est] très dangereux. Google et d’autres suppriment les voix des conservateurs et cachent les vraies informations et les vraies nouvelles. Ils contrôlent ce que nous pouvons et ne pouvons pas voir. C’est une situation très grave, on va s’en occuper ! »

Le canular de la collusion avec la Russie

L’élément central des nouvelles était le récit de la « collusion » russe focalisé sur l’enquête menée par le conseiller spécial Robert Mueller.

M. Mueller a enquêté sur les rapports d’ingérence russe dans les élections de 2016 et sur les allégations de « collusion » de la campagne de Donald Trump dans le cadre de ce dossier. Alors que M. Mueller a accusé une vingtaine de Russes pour ingérence électorale, toute implication de la campagne de M. Trump est toujours sans fondement plus de deux ans après le début de l’enquête du FBI.

L’an dernier, le producteur de CNN, John Bonifield, a été surpris par une caméra en train de qualifier l’histoire de la Russie de « grand n’importe quoi », tandis que le commentateur politique de CNN, Van Jones, a été filmé par caméra cachée alors qu’il avouait que « ce n’était que du vent ».

Cela n’a pas empêché les réseaux de télévision de consacrer près de 33 heures d’informations du soir à cette histoire depuis l’investiture de Donald Trump, dont 342 minutes cet été, desquelles 97 % étaient négatives envers M. Trump.

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