En excès de vitesse, il se dit victime d’un TOC l’obligeant à «aligner l’aiguille du compteur»

Par Alexandre Roche-Nuit
24 février 2020
Mis à jour: 24 février 2020

Vendredi 21 février, à Houeillès (dans le Lot-et-Garonne), des gendarmes ont intercepté un véhicule en grand excès de vitesse. Bien que l’infraction soit importante, ce qui est plus étonnant encore, c’est la justification du conducteur.

Les gendarmes du peloton autoroute de Marmande ont publié sur leur page Facebook un cas pour le moins surprenant. Le 21 février 2020 sur la RD8 vers Houeillès, les gendarmes ont intercepté un véhicule circulant à 142 km/h au lieu de 80 km/h (134 km/h retenue soit +50 km/h).

L’homme au volant, d’une quarantaine d’années, a alors déclaré « avec un certain aplomb » qu’il conduisait toujours à 110 km/h car il a « un TOC (trouble obsessionnel compulsif) qui [l]’oblige à devoir conduire avec l’aiguille de [s]on compteur droit devant elle, dans le sens de la direction de marche », soit 110 km/h.

Il ajoute cependant qu’au moment des faits : « Je n’ai pas regardé l’aiguille car je venais de doubler un camion. » Tout en continuant de maintenir qu’à part ce genre de cas de figure, son TOC l’oblige à rouler à 110 km/h… hors agglomération.

Une justification comme on en voit rarement, mais qui ne changera rien au résultat : les gendarmes lui ont offert une rétention immédiate de son permis de conduire, qui devrait se poursuivre par un retrait de permis de conduire de 3 ans maximum, ainsi qu’un retrait de 6 points et une amende non forfaitaire pouvant aller à 1 500 euros.

Face à cette explication pour le moins surprenante, les gendarmes de Marmande ont conclu leur message avec une petite touche d’humour : « Nous conseillons à toute personne victime de ce nouveau genre de TOC [de] ne pas prendre le volant et à consulter rapidement un spécialiste pour éviter [tout] comportement à risque sur la route et éviter la mise en danger des autres usagers. »

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