Face à l’islamisme radical, Pierre de Villiers s’alarme d’un « risque de guerre civile »

Par Sarita Modmesaïb
25 octobre 2020
Mis à jour: 25 octobre 2020

« Je me remémore tout ce que j’ai vécu quand j’étais chef d’État-major, le chapelet d’attentats : Charlie Hebdo, l’Hyper cacher, le 13-Novembre avec le Bataclan, Nice, le père Hamel, le colonel Beltrame, etc. Et je me dis qu’il ne faut pas faire pareil. »

Invité mercredi 21 octobre sur RTL afin de présenter son dernier ouvrage, L’équilibre est un courage, l’ancien chef d’État-major des armées a aussi livré ses réflexions quant au contexte sécuritaire actuel.

On s’en souvient encore : un mois avant les attentats de novembre 2015, le 15 octobre 2015, Pierre de Villiers, alors en poste, avait alerté la commission de défense de l’Assemblée nationale des objectifs de Daech, AQMI ou encore Boko Haram, rappelant que « les menaces augmentent et se rapprochent ».

Celui qui, en 2017, présentait à uu Emmanuel Macron nouvellement élu sa démission, inédite dans l’histoire de la République, poursuit ses idéaux d’une « France soudée ». Homme de terrain, Pierre de Villiers va dans les cités à la rencontre des jeunes, visite des camps de migrants, intervient dans des conférences, et écrit.

Un « risque de guerre civile »

Mais, après l’assassinat de Samuel Paty, il s’interroge encore sur les réponses des gouvernements précédents à ces actes terroristes.

« Qu’est-ce qu’on a fait ? Des hommages, ensuite on a changé la loi, ça a mis du temps […]. Et ensuite on a pris quelques mesures d’urgence spectaculaires. Ne refaisons pas cette erreur. »

En effet, il estime que des mesures plus fermes devraient être prises.

« Moi je ne comprends pas qu’on puisse confiner huit semaines le peuple français en entier et que, pour des histoires de droits, on ne puisse pas renvoyer un imam qui prêche contre la France toute la journée, […] qu’on ne puisse pas fermer une salle [de prière] radicale où les prêches sont anti-Français »

Selon Pierre de Villiers, il y a actuellement « un risque de guerre civile, à partir du moment ou un professeur, à la sortie de son collège, se fait décapiter ; et dans le contexte de faiblesse actuelle de notre peuple, qui subit la crise sanitaire, la crise sociale, la crise économique, dans un environnement instable au plan géostratégique, bien sûr que nous sommes vulnérables ».

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