Une femme de vertu : Xiao Yixin, un modèle traditionnel de la culture chinoise

Par Robert Jay Watson
27 octobre 2019 Mis à jour: 27 octobre 2019

Au cours des 5 000 ans de l’histoire de la Chine, beaucoup d’histoires de femmes vertueuses nous sont parvenues des âges les plus reculés. Des poètes aux impératrices, des érudits aux artistes, les femmes de la Chine ancienne et impériale étaient avant tout des épouses fidèles et des mères courageuses.

Cette histoire d’une femme exemplaire du nom de Xiao Yixin, de la période de la dynastie Liao (916-1125 ap. J.-C.), illustre bien sa position comme l’un des modèles vertueux de la tradition chinoise et décrit aussi des valeurs qui font écho aux gens aujourd’hui.

Xiao Yixin était réputée pour son incarnation des valeurs traditionnelles de la femme. De descendance royale, la littérature traditionnelle chinoise confirme sa descendance de l’empereur lui-même par l’intermédiaire de sa mère, la princesse Hutu. Elle fut aussi l’épouse de Yelu Nu. Grâce à ses bonnes actions, Xiao Yixin inspira d’autres à se comporter selon les vertus d’une femme chinoise.

(Illustration – The Epoch Times)

Depuis son mariage à l’âge de 20 ans, Xiao Yixin fut entièrement dévouée et loyale envers son mari.

Un jour, Xiao Yixin rencontra un groupe de femmes discutant de la meilleure façon de se prévaloir de l’affection de leurs époux. Les femmes ont suggéré qu’en chassant les mauvais esprits, elles pourraient gagner l’amour de leurs maris.

Cependant, à la grande surprise des autres épouses, Xiao Yixin intervient dans la conversation en faisant valoir le triomphe de la morale au-dessus de la magie : « De telles pratiques n’ont rien à voir avec la bienséance et l’étiquette. »

Xiao Yixin expliqua ensuite patiemment aux femmes comment leurs maris étaient plus susceptibles d’être convaincus par une conduite vertueuse que par des sorts. « Si nous renforçons notre caractère et améliorons notre conduite pour répondre aux normes, si nous prenons bien soin de nos aînés et leur témoignons du respect et de la piété filiale, alors ils rempliront leur rôle », poursuit-elle.

Elle ajouta également : « Si nous sommes douces et de bon caractère dans nos relations avec nos maris », alors elles seraient assurées de leur estime. Enfin, elle a conclu en disant que « si nous sommes généreuses et ouvertes d’esprit avec notre jeune génération, nous vivrons alors selon les principes de la bienséance et de l’étiquette ».

Xiao Yixin comprenait très bien le rôle traditionnel d’une femme, ce qui a impressionné les autres femmes de la cour, qui se sentaient gênées par les tactiques sournoises qu’elles avaient envisagées. La femme digne et droite rappelait aux autres femmes : « Si nous sommes capables de le faire, nous gagnerons naturellement l’amour et le respect de nos maris. Si, d’un autre côté, nous recourons à une mauvaise pratique pour gagner des faveurs, comment ne pas nous sentir coupables ? »

(Illustration – The Epoch Times)

Rester fidèle dans les temps difficiles

Xiao Yixin n’était pas seulement connue pour ses déclarations profondes sur la vertu, mais aussi pour sa loyauté envers son époux dans les moments difficiles.

Un jour, son mari Yelu Nu, malgré ses loyaux services à l’empereur, a été piégé et accusé à tort. Il a été condamné à une peine de prison sévère et à une vie d’exil difficile.

Xiao Yixin aurait pu rester à la cour, car elle était d’origine impériale et l’empereur l’encouragea à divorcer de son mari. Cependant, lorsqu’elle a été confrontée à une telle situation, Xiao Yixin a d’abord exprimé sa gratitude à l’empereur pour sa considération, notant qu’il souhaitait « me sauver d’une vie d’exil et de souffrance avec mon mari. C’est un acte de grande bonté ».

Tout à fait consciente des difficultés d’une vie loin de la cour, Xiao Yixin dit poliment à l’empereur que rester auprès de son mari serait l’action la plus vertueuse : « Être mari et femme, c’est se suivre, pour la vie et la mort », affirma-t-elle.

Xiao Yixin dit également à l’empereur : « J’ai épousé Yelu Nu quand j’étais jeune, et si je quittais mon mari quand il est en détresse et en difficulté dans sa vie, ce serait contraire aux principes moraux fondamentaux. En quoi serait-ce différent du comportement d’un animal ? »

Elle ajouta : « J’espère que Votre Majesté aura pitié de moi en me permettant d’accompagner mon Yelu Nu en exil. » Montrant qu’elle comprenait les conséquences de sa décision, elle expliqua : « Je n’aurai aucun regret même si je meurs là-bas. »

L’empereur fut ému par sa vertu et la laissa partir avec son mari. Alors que leur vie en exil était pauvre et pleine de difficultés car ils devaient travailler dur pour survivre, Xiao Yixin n’a jamais quitté le côté de son mari, se montrant aussi loyale dans la mort qu’elle l’avait été dans la vie.

(Illustration – The Epoch Times)

L’histoire ci-dessus montre comment une noble femme comme Xiao Yixin a exercé son comportement moral et sa fidélité envers son mari, même dans les circonstances les plus difficiles.

Au fil des âges, les choses ont changé. Cependant, les principes de Xiao Yixin peuvent encore aujourd’hui nous rappeler les vertus traditionnelles qu’avait la femme chinoise.

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