Femme enceinte tuée en forêt : de retour sur les lieux du drame, le compagnon d’Élisa Pilarski se confie

Par Séraphin Parmentier
14 février 2020 Mis à jour: 14 février 2020

Si de nombreuses zones d’ombre subsistent quant au décès d’Élisa Pilarski, son compagnon veut continuer à se battre « pour la vérité ».

Près de trois mois après le décès d’Élisa Pilarski sur un chemin forestier de la commune de Saint-Pierre-Aigle (Aisne), Christophe Ellul est retourné sur les lieux du drame le 12 février en compagnie des enquêteurs et du juge d’instruction en charge du dossier.

Sébastien Van Den Berghe, le maître du Rallye La Passion qui organisait une chasse à courre dans la forêt de Retz le jour des faits, était également présent.

Dans un entretien accordé aux journalistes de L’Union, Christophe Ellul est revenu sur la mort tragique de sa compagne.

« Je pense toujours à Élisa, Enzo et Curtis. Je suis perdu. Je n’arrive pas à reprendre le travail. Je suis toujours en arrêt. Je ne dors pas malgré les médicaments, mais je ne veux pas en devenir dépendant car je veux me battre pour eux », a-t-il expliqué.

« La nuit, je me repose plus les yeux qu’autre chose car je cogite. Je n’arrive pas à enlever cette image de ma tête. Elle me manque toujours. Ils me manquent toujours. Je n’arrive pas à vivre sans eux », ajoute-t-il.

Et Christophe Ellul d’évoquer à nouveau les liens qui l’unissaient à la jeune femme de 29 ans.

« C’était une femme qui adorait les animaux et qui avait beaucoup de caractère. Quand elle avait quelque chose à dire, elle ne tournait pas autour du pot. On s’est connu grâce à notre passion commune pour les chiens. On était tous les deux fusionnels, elle était mon âme sœur. Nous deux, c’était une évidence. Tout m‘a séduit chez elle, sa joie de vivre… Elle était impatiente d’avoir Enzo. Notre bébé devait naître en février, dans quelques jours. On voulait qu’Enzo vive dans le sud, qu’il s’épanouisse à la montagne. C’était la vie qu’on voulait tous les deux pour lui. »

Interrogé sur ses relations avec Nathalie Pilarski, la mère de la victime, l’Axonais assure s’entendre très bien avec elle : « Nous avons de très bons rapports. Elle sait que je me bats pour sa fille et pour la vérité. »

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