Femme enceinte tuée en forêt : « des éléments inexacts sont livrés depuis deux mois et demi sur la place publique »

Par Séraphin Parmentier
6 février 2020 Mis à jour: 6 février 2020

L’avocat du maître d’équipage de la chasse à courre affirme que certains des éléments relayés dans les médias depuis le décès d’Élisa Pilarski l’ont été de façon partielle.

Après avoir obtenu de la juge d’instruction en charge de l’affaire que son client – Sébastien Van Den Berghe, le maître d’équipage du Rallye La Passion – soit placé sous le statut de témoin assisté, Maître Demarcq a pu prendre connaissance du dossier.

« […] J’ai découvert une situation qui, au plan des principes, est très préoccupante. […] En effet, des éléments inexacts sont livrés depuis deux mois et demi sur la place publique. […] Ils sont inexacts car partiels », a expliqué l’avocat dans les colonnes de La Voix du Nord.

« Cette désinformation est parfois menée de façon intentionnelle. Songez quand même qu’on a vu se répandre dans la presse, et sur une chaîne d’information continue, un avocat [Maître Éric Alligné, ndlr], qui, à ses dires, était en charge des intérêts d’un chien – ce qui au strict plan juridique n’est déjà pas banal – et qui expliquait à l’envi ce qu’il y avait, selon lui, dans le dossier. Or, il n’y a jamais eu accès, faute de l’avoir demandé dans les formes prévues par le Code de procédure pénale ! » ajoute Guillaume Demarcq.

« Ce drame, et je pense naturellement aux parents d’Élisa Pilarski, mérite autre chose qu’une instrumentalisation partisane », poursuit l’avocat.

Sébastien Van Den Berghe devrait désormais être entendu prochainement par le juge d’instruction en charge du dossier.

« Mon client conteste formellement que ses chiens aient quoi que ce soit à voir avec le décès d’Élisa Pilarski », conclut Me Demarcq.

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