Une femme meurt après avoir contracté un virus transmis par les tiques – la famille met en garde le public

Par Louise Bevan
22 août 2020
Mis à jour: 22 août 2020

Aux États-Unis, une mère de 58 ans qui travaillait dans un parc d’État du Missouri a perdu la vie après avoir contracté un virus rare et incurable à la suite d’une morsure de tique. Suite à ce décès, sa famille a partagé son histoire afin de mettre en garde le public à l’effet d’être très vigilant en passant du temps en plein air.

Tamela Wilson a travaillé au Meramec State Park, dans l’État du Missouri, pendant plus de dix ans. Elle retirait régulièrement les tiques de son corps et n’y accordait pas plus d’importance – jusqu’à ce que, trois jours après en avoir retiré une, sa santé se dégrade rapidement, à la fin du mois de mai 2017.

(Illustration – Zheltyshev/Shutterstock)

« Elle ne pouvait littéralement pas décrocher le téléphone », a déclaré Amie May, la fille de Tamela, à CBS News. « Elle n’avait pas de force. Ma soeur la téléphonait, mais n’arrivait pas à la joindre. »

Tamela, assistante du directeur du parc national, a déclaré avoir entendu de la sonnerie du téléphone, mais ne pas avoir eu la force de le décrocher.

Lorsqu’elle a consulté un médecin de première ligne, on lui a diagnostiqué à tort une infection urinaire et elle a été renvoyée chez elle avec des antibiotiques. Cependant, 24 heures plus tard, de graves maux de tête, des douleurs diffuses et des éruptions cutanées rouges se sont mis à couvrir son corps, ce qui a alerté Tamela à l’effet que la situation était plus grave que ce qu’elle pensait. Après quelques analyses, on lui a dit que son taux de globules blancs était bas et elle a été admise à l’hôpital Barnes-Jewish de Saint-Louis.

(Illustration – fizkes/stocks)

Tous les tests sanguins relatifs aux maladies transmises par les tiques étaient négatifs. « Ils nous ont dit […] qu’ils espéraient que le virus quitterait de lui-même son système », se souvient Amie May. « Les médecins continuaient à traiter ses symptômes et espéraient que le virus s’en aille tout seul. »

À l’hôpital, Tamela a ensuite développé une lymphohistiocytose hémophagocytaire (HLH), compromettant son immunité. L’éruption cutanée débilitante s’est également étendue à sa bouche, empêchant la femme de 58 ans de parler ou de manger. « Je suis infirmière et je n’ai jamais vu rien de tel que la bouche de ma mère », a déclaré Mme May.

Ses résultats d’analyses de sang ont ensuite été envoyées aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC), qui ont confirmé la présence du virus Bourbon, une maladie rare transmise par les tiques qui induit des symptômes similaires à ceux d’autres maladies transmises par les tiques.

(Illustration – SingjaiStocker/Shutterstock)

On sait que les tiques sont également des vecteurs de la maladie de Lyme et d’infections telles que la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, le bandavirus Heartland et le virus Powassan. Cependant, on sait encore très peu sur le taux de survie des personnes atteintes du virus de Bourbon, car ce dernier n’a été identifié qu’en 2014. Tamela était seulement la cinquième patiente enregistrée à avoir testé positif au virus de Bourbon.

Il n’existe actuellement aucun traitement connu ni vaccin contre le virus, et les médecins ne peuvent que traiter les symptômes, qui incluent la fièvre, la fatigue, des éruptions cutanées, des maux de tête et autres douleurs corporelles, des nausées et des vomissements, selon les CDC.

L’état de santé de Tamela s’est dégradé rapidement au cours de son séjour à l’hôpital.

« Les médecins étaient déconcertés », a déclaré Geoff, le père de Tamela, à la chaîne Fox 6 Milwaukee. « Ils ont dit qu’il s’agissait d’un mystère médical. »

(Illustration – Pressmaster/Shutterstock)

Tragiquement, la famille a vu Tamela perdre sa bataille le 23 juin 2017, après trois semaines passées aux soins intensifs. En racontant l’histoire déchirante de sa mère, Amie May espère que d’autres éviteront d’être en contact avec les tiques et apprendront comment les identifier et les enlever, afin d’éviter d’être confrontés à la même épreuve que Tamela.

(Illustration – Chanintorn.v/Shutterstock)

« Auparavant, je n’accordais pas vraiment d’importance aux morsures de tiques », a déploré Amie May, selon CBS. « Ils prennent une bouchée,  je les enlève et je continue de vaquer à mes occupations. »

« Je n’accordais pas une pensée aux complications dues aux morsures de tique », a-t-elle poursuivi. « C’est pourquoi ces morsures sont si effrayantes ; on ne sait pas si on s’en sortira ou pas. »

(Illustration – Marlon Boenisch/Shutterstock)

Le Dr David Warren, épidémiologiste à l’hôpital juif Barnes, souligne que la prévention est la meilleure défense contre les maladies transmises par les tiques. Il conseille de porter des pantalons longs et des manches longues dans les bois, d’utiliser un répulsif pour insectes contenant au moins 20 % de DEET et de toujours « examiner minutieusement » si on a des tiques sur le corps lorsqu’on retourne à l’intérieur, selon KMOV4.

Au deuxième anniversaire de la mort de Tamela, en 2019, sa fille s’est rendue au parc national de Ha Ha Tonka pour commémorer une photo de famille de l’enfance de Tamela, prise et encadrée en 1985. Amie était également heureuse d’apprendre que des recherches étaient en cours sur le virus de Bourbon afin de sauver la vie de personnes qui pourraient en être atteintes.

« Je ne supporte pas l’idée qu’elle soit partie, mais savoir que la mort de Tamela a pu aider à réaliser quelque chose d’aussi grand est simplement extraordinaire », a déclaré Amie, selon la Missourian Publishing Company. « De son vivant, elle était une femme étonnante. Dans la mort, elle le demeure aussi. Je suis heureuse d’avoir partagé son histoire après son départ. Je savais que quelque chose de merveilleux en découlerait. »

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