Une femme presque tuée pour sa foi se souvient des horreurs de « vivre sous la terreur communiste »

Par Daksha Devnani
29 janvier 2021
Mis à jour: 29 janvier 2021

Ayant fui la Chine communiste, une femme qui a failli être tuée pour sa foi il y a 20 ans a maintenant pour mission de dénoncer les injustices flagrantes orchestrées par le Parti communiste chinois (PCC).

Elle fait partie de ces nombreux citoyens innocents qui ont été qualifiés du jour au lendemain comme un « ennemi de l’État ». Elle représentait alors une menace aux idéologies marxistes et athées du régime communiste chinois, après que le PCC a lancé une propagande nationale visant à éradiquer le Falun Gong. Le Falun Gong est un système de méditation pratiqué librement par plus de 100 millions de personnes dans le monde, mais qui est violemment réprimé en Chine depuis 1999.

Angel, qui a 49 ans, est parvenue à fuir la Chine en 2015 après avoir enduré des années de persécution acharnée et après avoir échappé de justesse au prélèvement d’organes. Elle habite actuellement à Melbourne, en Australie, où elle jouit de la liberté de pouvoir suivre sa foi. Cependant, il y a deux décennies, la vie était complètement différente pour elle.

« Ils ont tenté de me forcer à renoncer à ma foi. Mais je ne suis pas un morceau de bois. J’ai mes propres pensées », a déclaré Angel au centre d’information du Falun Dafa, se souvenant des tortures qu’elle a subies après avoir été enlevée à son travail par la police chinoise et emmenée dans un centre de lavage de cerveau en 2001.

« C’est un piétinement des droits de l’homme, un piétinement de la liberté de croyance ».

Angel, 49 ans, a fuit la Chine en 2015 après avoir été persécutée pour sa croyance du Falun Dafa par le parti communiste chinois en Chine (avec la permission d’Angel).

Afin de protester contre cette persécution inhumaine, Angel a entamée une grève de la faim, mais cela a entraîné d’autres abus de la part des autorités. Comme moyen de torture, les autorités ont enfoncé un tube en caoutchouc dans la bouche d’Angel pour la forcer à manger pendant que plusieurs personnes la bloquaient au sol.

« Quand ils ont retiré le tube, il était couvert de sang. Je ne veux vraiment pas me souvenir de ça… » a dit Angel à propos de cette expérience douloureuse.

Une foi enracinée dans la « vérité, la compassion, la tolérance »

Angel s’est rappelée de l’époque d’avant 1999 où entre 70 et 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong en Chine.

« L’incroyable efficacité de guérison du Falun Gong a permis à de nombreuses personnes d’avoir un corps plus fort et plus sain », a déclaré Angel. « Donc, les gens ont naturellement voulu en parler aux autres. En quelques années, des centaines de millions de personnes pratiquaient le Falun Gong ».

À l’époque, à l’âge de 28 ans, Angel souffrait de plusieurs problèmes de santé et d’anxiété.

« Cela a conduit à la dépression », a déclaré Angel. « Je ne pouvais pas contrôler mes émotions, et je me sentais perdue dans la vie. »

« Être si angoissée tout le temps a fait que mon rythme cardiaque est devenu irrégulier. Parfois, en montant deux étages, mon cœur battait très fort, mon corps se sentait faible, et je transpirais… De plus, mon foie me créait des problèmes, il était devenu très douloureux. »

Angel a dit que sa « douleur psychologique dépassait de loin ses douleurs physiques. »

Se sentant désespérée, elle pensait qu’elle n’arriverait même pas à 40 ans. Dans le but de retrouver la santé, Angel a décidé d’essayer les exercices de méditation du Falun Gong. « Après avoir pratiqué le Falun Gong, je suis devenue une personne joyeuse, optimiste et heureuse », dit-elle.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une ancienne méthode de cultivation du corps et de l’esprit basée sur les principes universels de Vérité, Compassion et Tolérance ; la pratique consiste en cinq exercices doux et lents.

Angel participe à la fanfare de Tian Guo (Terre divine) pour sensibiliser à la bonté de la méthode spirituelle du Falun Gong et dénoncer la persécution illégale qui a lieu en Chine actuellement. (Wang Yucheng/The Epoch Times)

Persécutés brutalement pour leur foi

Depuis juillet 1999, d’innombrables pratiquants du Falun Gong ont été arrêtés, puis torturés durant leur incarcération illégale ordonnée par le régime chinois. Aucun prétexte ne peut justifier ses actes d’une telle cruauté. Des milliers de pratiquants en Chine sont morts à la suite des persécutions subies lors de ces 21 dernières années. Angel est l’un de ces nombreux témoins ayant survécu à ces brutalités et pouvant témoigner aujourd’hui.

En 2000, dans l’espoir d’obtenir le droit de pratiquer librement le Falun Gong en Chine, Angel et quatre autres personnes pratiquantes ont pris le train ensemble pour se rendre à la place Tiananmen à Pékin (lieu connu également pour la manifestation étudiante qui a lieu en 1989, également connue sous le nom de «Massacre de la place Tiananmen»).

« Nous sommes allés faire appel à notre droit de pratiquer librement et en paix » , a-t-elle rappelé. « Nous n’étions assis que depuis une dizaine de secondes lorsque nous avons été enlevés illégalement. »

« La police et des officiers en civil étaient partout sur la place Tienanmen. »

Angel, un pratiquant de Falun Gong méditant sur la place Tiananmen, en Chine. (2001) (Avec l’aimable autorisation d’Angel)

Après qu’Angel a été emmenée dans un poste de police local, elle a été interrogée sur son lieu de domicile ainsi que sur son lieu de travail par les autorités. Cependant, comme elle a refusé de donner son identité, les policiers lui ont brûlé le dos de la main avec un briquet, ce qui a provoqué de grosses ampoules.

Cependant, un autre pratiquant a divulgué l’identité d’Angel ainsi que d’autres personnes aux policiers après avoir lutté pour endurer les violences physiques. Angel a ensuite été renvoyée dans sa ville, où elle a été détenue sur son lieu de travail pendant quatre longues journées et surveillée 24 heures sur 24.

« J’ai été traumatisée par cet incident », nous a confié Angel. « C’était la première fois que j’étais persécutée. »

Cependant, ce n’était pas la fin de la torture qu’elle allait subir. Un an plus tard, en décembre 2001, des policiers ont à nouveau enlevé illégalement Angel sur son lieu de travail et l’ont emmenée dans un centre de lavage de cerveau, où elle a entamé une grève de la faim pour protester contre la persécution. Elle a été nourrie de force avec des repas salés mélangés à des substances inconnues.

Les abus ont eu des conséquences sur la santé d’Angel, et sa tension artérielle est devenue dangereusement basse. Sa famille a reçu une lettre indiquant qu’elle allait être « libérée sans condition ». Bien que de retour chez elle, elle était toujours surveillée par les responsables du régime communiste.

Une fois sa santé stabilisée, elle a poursuivi ses efforts pour dénoncer la persécution. En 2004, elle a été arrêtée une troisième fois pour avoir distribué des brochures d’information sur cette pratique et pour avoir parler des actes de répression menés par le gouvernement visant à éradiquer le Falun Gong. Les tortures subies par Angel cette fois-ci ont été encore plus violentes et inhumaines que ses deux premières incarcérations.

Une illustration du gavage, une méthode de torture courante employée dans les prisons chinoises pour contraindre les prisonniers de conscience à renoncer à leur foi. (Wang Weixing/Minghui.org)

« Plusieurs personnes m’ont tenue pour me forcer à manger », a dit Angel. « Afin d’être libérés plus tôt, les prisonniers ont collaboré avec la police pour nous torturer sauvagement. »

« Certains prisonniers ont sauté sur ma poitrine avec le plus de force possible ». Pendant ce temps, d’autres prisonniers lui ont attrapé la tête et lui ont tiré les cheveux.

« Ils m’ont fait manger de force des choses extrêmement salées. J’avais terriblement soif. Ma langue était sèche comme du sable », dit-elle. « Mon estomac me brûlait. Je ne sais pas ce qu’ils ont versé. »

Angel se souvient d’un incident surprenant survenu lors de sa détention de mars 2004 : « Quand j’ai été incarcérée, les gardiens m’ont fait une prise de sang. J’étais confuse à l’époque. Sur les 20 personnes détenues dans cette grande salle, pourquoi n’a-t-on prélevé que mon sang ? Pourquoi n’ont-ils pas prélevé le sang de quelqu’un d’autre ? »

Cependant, étant la seule adepte du Falun Gong dans la cellule pendant cette période, Angel n’a réalisé que deux ans plus tard la raison pour laquelle son sang a été prélevé.

« C’est finalement en 2006 que la vérité a été révélée au grand jour. Le Parti communiste chinois tue les personnes pratiquant le Falun Gong pour nourrir un trafic d’organes d’État au niveau mondial. C’est alors que j’ai finalement réalisé que le parti communiste chinois est engagé dans un tel mal. Tuer des innocents à la demande » , a déclaré Angel.

En 2006, deux enquêteurs canadiens indépendants – David Matas, un avocat international spécialisé dans les droits de l’homme, et David Kilgour, un ancien secrétaire d’État canadien (d’Asie-Pacifique) et également défenseur des droits de l’homme – ont publié un rapport composé de 46 pages, accompagné de 14 annexes, démontrant par des preuves tangibles la mise à mort des  prisonniers de conscience du Falun Gong pour leurs organes en Chine communiste.

Un tableau montre la police et les médecins chinois en train de prélever les organes d’un pratiquant de Falun Gong à vif. Les enquêteurs pensent que des milliers de pratiquants de Falun Gong ont été victimes de prélèvements forcés d’organes par les autorités chinoises.

Alimentée de force pendant un mois et après avoir subi d’horribles tortures, l’état d’Angel a commencé à se détériorer, et elle était incapable de marcher ou de s’occuper d’elle-même ; elle a été admise à l’infirmerie du camp de travail forcé.

« Un médecin a dit que comme mon système endocrinien était dans un sale état, je pouvais mourir à tout moment, donc il était inutile de me soigner. Ils ont refusé de m’accepter », a-t-elle dit.

La famille d’Angel a été prévenue de venir la chercher. Quand sa mère l’a vue allongée, immobile, elle a été choquée.

« J’ai été persécutée au point d’être méconnaissable. Ma mère âgée a pleuré en criant mon nom. Les policiers ont dit à ma mère: ‘Nous allons te la livrer. Elle est toujours en vie’ » , se souvient Angel.

Un sentiment d’espoir
Après avoir été confrontée à ces horribles mauvais traitement, Angel savait que rester en Chine mettait en danger sa vie.

« Vivre sous la terreur rouge communiste en Chine, il n’y a aucune garantie que je sois en sécurité. Vu le danger et en désespoir de cause, j’ai fui la Chine et me suis envolée pour l’Australie, ce beau pays libre », a déclaré Angel.

Résidant en Australie depuis cinq ans, Angel travaille comme femme de ménage 20 jours par mois, et pendant le reste du temps, elle s’efforce de faire prendre conscience de la persécution toujours en cours dans son pays natal bien-aimé, la Chine.

Malgré la pluie ou le beau temps, Angel est déterminée à exposer le côté sombre du PCC et on la voit souvent tenir en silence une grande bannière blanche sur laquelle on peut lire « Arrêtez de persécuter le Falun Gong » juste en face de l’entrée principale du consulat chinois à Toorak.

Angel tenant une bannière « Arrêter la persécution du Falun Dafa en Chine  » en face du consulat chinois de Toorak à Melbourne, en Australie (avec l’autorisation d’Angel)

Angel s’efforce de recueillir des signatures pour une pétition qui sera envoyée au gouvernement australien, demandant un arrêt immédiat de la persécution du Falun Gong.

« Tant que je fais bien ma part, en permettant aux gens de se rendre compte de la terrible vérité de la situation en Chine, les gens accepteront volontiers de prendre ma pétition pour signer. Pour moi … c’est l’espoir », a déclaré Angel.

Elle ajoute que le fait d’être témoin de la gentillesse des gens est « la plus belle chose ».

« Lorsque je vois des gens lire nos documents et apprendre ce qu’est la persécution, ce sentiment d’espoir naît » , a déclaré Mme Angel.

Arshdeep Sarao a contribué à établir ce rapport.

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