L’auteure de Harry Potter, traitée de transphobe, pour avoir dit que « les femmes ont leurs règles »

Par Michal Bleibtreu Neeman
10 juin 2020
Mis à jour: 10 juin 2020

Depuis dimanche, l’écrivaine britannique J.K. Rowling a fait de nouveau l’objet de critiques pour un tweet jugé transphobe. Elle a dit que les femmes ont « leurs règles ».

Samedi, J.K. Rowling, l’auteure de la saga Harry Potter, a provoqué la colère de nombreux internautes en partageant un éditorial du site devex.com appelant à « créer un monde post-Covid-19 pour les personnes qui ont leurs règles ». La maman du sorcier Harry Potter est restée perplexe devant la formulation : « Je suis sûre qu’il y avait un mot pour ces personnes. Aidez-moi. Wumben ? Wimpund ? Woomud ? » en se référant au mot anglais « women » traduit par « femmes » en français.

Malheur, car en fait, en se référant à la biologie pour définir le sexe et donc le genre, l’auteure a oublié d’autres personnes qui peuvent avoir leurs règles à l’instar des personnes trans ou non binaires (ceux ou celles qui ne se ressentent ni entièrement « hommes » ni entièrement « femmes »).

Colère et polémique

D’autres, comme Beverly Nuckols, docteur en médecine et bio éthique, ont répondu : les hommes n’ont pas leurs règles, c’est une question d’ADN.

La défense de J.K. Rowling

Accusée de transphobie, J.K. Rowling s’est défendue dans une série de tweets. « Je respecte le droit de chaque personne trans de vivre comme bon lui semble. Je marcherai à vos côtés si vous êtes victimes de discrimination en raison de votre transidentité. En même temps, ma vie a été façonnée par le fait d’être une femme. Je ne crois pas que dire cela relève de la haine », plaide-t-elle. 

« L’idée que des femmes, comme moi, qui sont en empathie avec les personnes trans depuis des décennies et éprouvent un lien avec elles parce qu’elles sont tout aussi vulnérables que les femmes – à la violence des hommes, par exemple –, haïraient les personnes trans car elles pensent que le sexe [masculin et le sexe féminin] est une réalité est absurde » continue-t-elle.

« Si le sexe n’est pas une réalité, alors il n’y a pas d’attirance de ‘même sexe’. Si le sexe n’est pas une réalité, la réalité de ce que vivent les femmes dans le monde est effacée. Je connais et j’aime des personnes trans, mais effacer le concept de sexe empêche beaucoup de personnes de parler de leurs vies. Ce n’est pas haïr que de dire la vérité. »

Des antécédents

En décembre 2019, l’écrivaine a été critiquée pour son soutien à une chercheuse britannique, Maya Forstater, licenciée pour avoir affirmé l’importance du sexe biologique. Le tribunal a donné raison à l’employeur. L’auteure avait écrit sur Twitter : « Habillez-vous comme vous voulez. Appelez-vous comme vous voulez. Couchez avec n’importe quel adulte consentant. Vivez votre meilleure vie dans la paix et la sécurité. Mais forcer les femmes à quitter leur travail pour avoir déclaré que le sexe est réel ? »

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