Finistère : une trentaine de caravanes de gens du voyage s’installent illégalement sur un terrain en bord de mer

Par Séraphin Parmentier
18 mai 2020
Mis à jour: 18 mai 2020

À l’occasion du premier week-end de déconfinement, le maire d’une petite ville du Finistère a découvert avec stupeur que des membres de la communauté des gens du voyage avaient pris possession d’un terrain communal près du front de mer.

Le dimanche 17 mai, une trentaine de caravanes des gens du voyage ont envahi un terrain communal situé au-dessus de la plage de Kersidan, sur la commune de Trégunc.

« Nous sommes en sortie progressive du confinement ! Nous avons œuvré pour que tout se passe bien au niveau des écoles et des plages, avec des protocoles stricts. Et là, nous assistons à une arrivée massive de gens qui, sans prévenir, ont prévu de s’installer pour deux mois. C’est inadmissible », fulmine Olivier Bellec, le maire de Trégunc, dans les colonnes du Télégramme.

Confinés pendant deux mois à Moëlan-sur-Mer, une ville située à une vingtaine de kilomètres de Trégunc, les gens du voyage ont préféré s’installer illégalement sur le terrain communal surplombant la plage de Kersidan plutôt que sur celui de la commune limitrophe de Melgven qui leur avait été proposé par les élus.

« Avec le coronavirus, nous ne pouvons être plus de cent personnes sur un même site. Nous restons en famille. Le terrain de Melgven est trop grand, et je ne pourrai pas être garant des arrivées supplémentaires », explique le pasteur Landauer, qui représente les gens du voyage dans le cadre des pourparlers engagés avec les élus locaux.

Après deux heures de discussions, le pasteur Landauer a promis que les gens du voyage quitteraient le terrain communal de Trégunc le dimanche 24 mai à 14 h.

« D’ici là, nous allons trouver un autre terrain. Et pas de souci, nous nettoierons tout », assure-t-il. Une convention en ce sens doit d’ailleurs être signée avec la municipalité ce lundi.

Le maire de Trégunc affirme pour sa part qu’il n’hésitera pas à faire un recours auprès du tribunal administratif, seul moyen d’obtenir une expulsion, si le délai convenu n’est pas respecté.

 

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