Souffrant d’un forme rarissime de dépression, une femme de 54 ans se prend pour une poule

Par Léonard Plantain
31 juillet 2020
Mis à jour: 31 juillet 2020

Souffrant d’une forme particulière et rarissime de dépression, des experts psychiatres ont examiné le cas d’une Belge de 54 ans, qui se prenait pour une poule, gloussant et battant des ailes.

Atteinte d’une dépression sévère, une femme de 54 ans vivant en Belgique s’est soudainement prise pour une poule alors qu’elle était dans son jardin, rapporte CNews. Un cas de zoanthropie clinique, ou thérianthropie, qui se caractérise par l’identification du sujet à un animal, ont déclaré des psychiatres belges.

Alors qu’elle était en train d’imiter une poule, c’est son frère qui l’a découverte et emmenée à l’hôpital. Une fois dans le centre hospitalier, elle a continué à agir de manière désordonnée, poussant les psychiatres à se pencher attentivement sur son cas. Dans un article publié dans la revue médicale Tijdschrift voor Psychiatrie, ces derniers pointent plusieurs causes pouvant expliquer cet épisode dépressif rarissime.

Pharmacienne de profession, la pauvre femme avait très peu dormi les 5 jours précédents et souffrait également d’un environnement de travail très stressant. Elle était également soignée pour une dépression due à la perte d’un proche deux mois auparavant, et s’était renfermée socialement à la suite de cet incident. Déjà sous antidépresseurs depuis 10 ans à cause du décès d’un autre parent, les psychiatres ont noté qu’elle venait de changer de traitement.

D’après eux, c’est cet « effet cocktail de plusieurs chocs traumatiques et médicamenteux consécutifs », qui pourrait expliquer le grand trouble psychiatrique de la patiente, relate Le Dauphiné. Ses relevés toxicologiques ont d’ailleurs exclu la présence d’alcool ou de drogue dans son corps.

Un autre fait troublant : pendant une consultation à l’hôpital, la patiente a été victime d’une violente crise épileptique, lui occasionnant un sommeil de plusieurs heures. Cependant, à son réveil, celle-ci n’avait plus aucun souvenir de sa zoanthropie. Elle était tout simplement redevenue normale, avec un état de santé stable.

Ayant également relayé cette histoire, le New York Post a relevé qu’il existait seulement 56 cas de zoanthropie clinique dûment répertoriés dans la littérature scientifique et médicale internationale depuis 1850. Ces cas faisaient notamment état de patients se prenant pour des lapins, des lions, des loups ou encore des chats. Cependant, étant donné que des études spécifiques ont rapporté un nombre relativement important de cas dans le passé, ce trouble pourrait être plus répandu que ce qui est suggéré dans la littérature.

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