Un garçon de 6 ans décapité en Arabie saoudite au cours d’un acte présumé de violence sectaire

12 février 2019 Mis à jour: 12 février 2019

Un garçon de 6 ans en Arabie saoudite a été décapité avec un morceau de verre cassé devant sa mère hurlante, a affirmé un groupe de campagne.

ATTENTION : CET ARTICLE CONTIENT DES SCÈNES POUVANT NE PAS CONVENIR À CERTAINS LECTEURS.

Shia Rights Watch, une OSBL de recherche et un groupe de défense des droits dont le siège est à Washington, a déclaré dans un communiqué de presse que « dans un incident sans précédent », l’enfant, Zakaria al-Jaber, a été tué après avoir été identifié par son bourreau comme un musulman chiite.

TMV, qui a affiché des images des funérailles du garçon assassiné sur son site Web, affirme que l’enfant a été tué en plein jour dans la ville de Medina le 7 février par un chauffeur de taxi.

Selon le radiodiffuseur, les autorités saoudiennes auraient déclaré que le chauffeur de taxi souffrait de problèmes de santé mentale.

Les habitants locaux cités par TMV ont affirmé que le meurtre était un « acte de sectarisme parce que le garçon était d’origine musulmane chiite ».

Que s’est-il passé ?

De multiples sources fournissent des rapports contradictoires sur les détails du meurtre de l’enfant, mais toutes sont cohérentes dans l’affirmation selon laquelle l’enfant a été décapité en utilisant du verre brisé devant sa mère.

Selon Shia Rights Watch, Zakaria Al-Jaber et sa mère avaient pris un taxi pour se rendre dans un mausolée de Médine, et à leur arrivée, un « inconnu s’est approché d’eux » et leur a demandé si ils étaient musulmans chiites.

La mère aurait dit oui.

« Les activistes rapportent que quelques minutes après cette conversation, une voiture s’est arrêtée près de la femme, a tiré l’enfant loin d’elle et l’a attaqué avec un morceau de verre brisé. Des témoins rapportent que l’enfant a été décapité par-derrière la tête pendant que la mère regardait et criait. »

L’OSBL prétend qu’aucun passant n’est intervenu.

Selon TMV, citant des « sources proches de la famille », l’auteur du crime était le chauffeur de taxi qui a arrêté la voiture et « forcé le garçon à sortir près d’un café dans le quartier Al-Tilal ». Le conducteur aurait alors brisé une bouteille de verre pour obtenir un éclat de verre qu’il aurait ensuite utilisé pour trancher la gorge du garçon et le poignarder.

La mère traumatisée aurait tenté d’empêcher le conducteur d’attaquer le garçon, mais elle s’est évanouie.

Des témoins cités par TMV ont déclaré qu’un policier stationné à proximité avait également tenté d’empêcher l’homme d’attaquer l’enfant, mais qu’il n’a pas pu sauver la vie de l’enfant. Il aurait retenu le conducteur jusqu’à l’arrivée d’autres agents.

Epoch Times n’a pas été en mesure de vérifier les rapports de manière indépendante.

Les premières images émergent

Les premières photos du garçon assassiné auraient été prises.

« Les cercueils les plus petits sont les plus lourds 💔 », a écrit Sajid Hussain sur Twitter dans un post qui présente deux images de l’enfant et appelle à la « Justice pour Zakaria ».

« C’est barbare comment ce chauffeur saoudien a décapité Zakariya, 6 ans. On n’a pas besoin d’être chiite ou sunnite. Essayons d’être un humain d’abord. Quand la justice est retardée, elle est en fait refusée. »

Il a conclu la légende par l’expression hashtag #JusticeForZakaria.

Bien qu’on ne sache pas pourquoi le garçon a été pris pour cible, les autorités saoudiennes auraient affirmé qu’il s’agissait d’un incident isolé.

Shia Rights Watch affirme que le meurtre était un acte de violence sectaire.

« La communauté chiite saoudienne s’est réunie aujourd’hui en deuil et en signe de solidarité avec les parents », ont-ils ajouté : « La communauté a également rapporté que cet incident est le résultat de violations continues et du manque de protection de la part des autorités saoudiennes envers la population chiite. »

Shia Rights Watch, qui, sur son site Internet, affirme qu’il « atteint ses objectifs grâce à des enquêtes stratégiques soutenues par un plaidoyer ciblé afin de susciter une action éclairée », a déclaré que cette décapitation doit être abordée d’urgence.

« Shia Rights Watch, d’autres ONG de défense des droits humains et des militants défendent depuis longtemps les droits de cette minorité par le biais de campagnes, de l’ONU et d’autres entités. Cependant, la population souffre encore du manque d’engagement international pour mettre fin à ces violations. »

Le groupe a déclaré que les chiites saoudiens « ont fait l’objet d’une répression militaire de la part de leur gouvernement et que de nombreux militants chiites sont en prison et [condamnés] à la mort ».

« La décapitation d’un jeune enfant de cette manière doit être traitée dès que possible », a déclaré le groupe dans le communiqué de presse.

Schisme chiite – sunnite

Les tensions entre chiites et sunnites en Arabie saoudite reflètent largement la profonde suspicion et l’hostilité naissante entre l’Iran (environ 95 % de chiites) et le Royaume saoudien (plus de 90 % de sunnites).

« L’inimitié mutuelle entre les deux puissances régionales actuelles remonte au septième siècle », a écrit David Kilgour, un militant des droits de la personne, auteur, ancien avocat et politicien canadien, dans une analyse spéciale pour Epoch Times.

À LIRE AUSSI :

« Il est arrivé que des guerres ouvertes éclatent parce que Riyad et Téhéran ont aussi des différends fondamentaux sur la Syrie, le Yémen, l’Irak et d’autres régions du Moyen-Orient. Ils ont déployé diverses procurations pour obtenir un avantage quelconque, souvent par la force. »

Selon les analystes, l’Iran et l’Arabie saoudite mènent actuellement une guerre par procuration au Yémen, une crise qui a provoqué une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

À VOIR AUSSI :

Version originale

Cet article vous a intéressé ? Partagez-le avec vos amis et laissez-nous vos commentaires.

VIDÉO RECOMMANDÉE :

Ryanair vivement critiquée pour avoir laissé un passager
ayant proféré des insultes racistes

RECOMMANDÉ