Garder la foi lors de mon expérience du cancer

Les miracles se produisent sous toutes les formes et toutes les tailles, surtout lorsqu'on est confronté à sa propre mortalité
Par Michele Goncalves
6 octobre 2019 Mis à jour: 6 octobre 2019

Le cancer est l’une des maladies les plus courantes de notre époque, et pourtant ceux qui y sont confrontés savent rarement ce qui va leur arriver au-delà des termes les plus généraux.

Cancer up close (le cancer de près) est un récit sincère du parcours de Michele Goncalves dans le domaine du cancer, du prédiagnostic jusqu’à la vie après le traitement.

La foi en une puissance supérieure est profondément personnelle. J’ai toujours cru en Dieu, mais la façon dont je pratique ma foi a changé. Pendant une vingtaine d’années, j’allais à l’église tous les week-ends mais, à l’âge adulte, je ne ressens plus le besoin de pratiquer ma foi de cette façon. J’ai préféré une voie plus directe, sans intermédiaire, donc je parle à Dieu et je demande de l’aide et des conseils quand je veux ou quand j’en ai besoin.

Lorsque j’ai été diagnostiquée de cancer du rectum de stade 3 en décembre 2017, j’ai eu peur et mon premier instinct était de parler à Dieu. En repensant à ces premiers jours, je n’étais pas du tout fâchée contre Dieu et je n’étais pas en colère parce qu’on m’avait donné cette maladie. Je n’ai jamais demandé à être guérie. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais ma prière était centrée sur ma demande à Dieu de me donner la force et le courage de traverser le chemin difficile qui m’attendait.

J’ai dit à Dieu que je ne voulais pas mourir. J’expliquais que je voulais rester en vie parce que je sentais qu’il y avait encore des choses que je devais faire ici sur terre ; en fin de compte, j’acceptais sa décision de me prendre ou non. Au fond de moi, j’avais compris que cet événement était une étape importante dans l’évolution de mon âme. Je devais passer par là, donc je ne l’ai pas remis en question ou combattu.

Tout au long de cette épreuve d’un an et demi parsemée d’opérations et de traitements, Dieu m’a donné des signes d’espoir et d’encouragement. J’aimerais en partager quelques-uns avec vous.

Quelques jours après mon diagnostic, j’ai reçu un appel de ma mère qui m’a dit que mon père venait d’avoir une expérience spirituelle à mon sujet et qu’il voulait me la raconter.

Mon père avait 86 ans à l’époque. Il a admis qu’il était très émotif et qu’il pleurait comme un bébé quand il a appris que j’avais un cancer. Il n’arrêtait pas de pleurer. Puis soudain, après quelques jours, il a senti une sensation s’emparer de son corps comme s’il baignait dans une paix et un bonheur profonds.

Avec ce sentiment, il a dit qu’il « savait » que j’allais survivre et que j’allais m’en sortir. Il a mentionné que l’épreuve ne serait peut-être pas facile, mais que tout ira bien en fin de compte. Après cette expérience, il a cessé de pleurer.

Ce n’était pas la première fois qu’il éprouvait cette profonde certitude.

Des années plus tôt, il avait passé un examen de stress au cabinet de son médecin lorsqu’ils avaient remarqué quelque chose qui n’allait pas. En l’espace de quelques heures, il a dû subir un quintuple pontage aorto coronarien parce que plusieurs artères étaient bloquées à plus de 90 %. La veille de son opération, cette même sensation l’a envahi et il savait que tout irait bien. C’était il y a plus de 10 ans, et le temps lui a donné raison. Ma famille accepte et convient que c’était un signe divin.

Une autre fois, trois jours après ma grosse intervention chirurgicale pour enlever ma tumeur et mettre en place l’iléostomie, ils ont dû m’enlever mon cathéter. Je devais commencer à uriner toute seule avant 16 h ce jour-là, sinon ils remettraient le cathéter en place.

Plusieurs heures se sont écoulées et je n’avais pas pu uriner. J’ai bu de l’eau, j’ai marché, j’ai aussi essayé de sauter quelques fois pour faire bouger les choses, mais rien n’a fonctionné. Il me restait environ une heure avant l’heure limite qui approchait.

Tout à coup, l’un des aumôniers des Cancer Treatment Centers of America de Philadelphie, où je me trouvais, est venu dans ma chambre d’hôpital. Il m’a demandé comment ça se passait, j’ai expliqué mon dilemme et ma légère panique à l’idée de devoir faire remettre le cathéter en place.

Ma famille, l’aumônier et moi nous nous sommes tous tenu la main et il a fait une prière demandant à Dieu de m’aider à aller aux toilettes dans les délais requis. Puis, après une courte marche à l’extérieur de ma chambre d’hôpital, j’ai pu uriner avec environ 20 minutes d’avance. Était-ce une coïncidence ? Je ne crois pas que ça l’était.

Mon dernier exemple, et le plus marquant, a été celui des résultats de la biopsie qui a été faite lors de l’intervention chirurgicale pour enlever la tumeur.

Mon chirurgien m’a expliqué qu’il s’agissait d’une intervention chirurgicale très longue et difficile parce que mes organes étaient durs comme de la pierre et enflammés par les cinq semaines et demie de radiations que j’avais subies. Il a dû inviter un gynécologue lors de mon opération pour aider à naviguer dans mes organes alors qu’ils tentaient de faire de la place pour enlever l’énorme tumeur dans mon rectum. Au total, 39 ganglions lymphatiques ont été prélevés, ainsi qu’une masse énorme et des tissus environnants. Ceci a été fait pour tester jusqu’où le cancer avait progressé et pour déterminer mon stade final.

Eh bien, comme si un miracle s’était produit, mon cancérologue m’a dit que mes résultats étaient très rares, mais que les cellules cancéreuses n’étaient plus présentes dans tous les tissus examinés, y compris les 39 ganglions lymphatiques.

Il a dit que mon pronostic était excellent et que je guérirais complètement. Je n’arrivais pas à y croire. Il a attribué mon résultat 100 % à ma réaction à la radiothérapie de mon traitement, mais je ne voyais pas les choses de cette façon. Je savais que Dieu l’avait fait.

J’espère que cet article pourra inspirer toute personne à ne pas abandonner sa foi lors d’une maladie ou une période difficile de sa vie. J’ai demandé à ma famille, à mes amis et à mes collègues de prier pour moi en cette période difficile de ma vie. J’ai reçu des cartes, des sms et le soutien de nombreuses personnes qui m’ont toutes dit qu’elles demandaient à Dieu de m’aider. C’était très réconfortant et, en fin de compte, je crois que le pouvoir de la prière m’a aidé à obtenir ce résultat.

Joignez-vous à moi la prochaine fois que je commencerai à partager les détails de mon traitement et à décrire ce que j’ai vécu lors de la première phase de radiothérapie et de chimiothérapie orale.

D’ici là, respirez profondément, soyez bienveillants et vivez un jour à la fois.

Michele Goncalves est vérificatrice de conformité financière et de fraude pour une entreprise Fortune 500 le jour et passionnée de médecine holistique et fonctionnelle le soir. Elle est également l’auteur de la chronique The Consummate Traveler.

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