VIDÉO – Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, évacué de son ministère après une intrusion de manifestants – Réactions

5 janvier 2019 Mis à jour: 6 janvier 2019

Selon le récit à l’AFP de M. Griveaux, des « gilets jaunes » et des « gens habillés en noir » ont « pris un engin de chantier qui était dans la rue » et « défoncé la porte du ministère » vers 16H15-16H30 le 5 janvier 2019 pendant l’acte VIII du mouvement.

Entrés dans la cour, ils ont « cassé deux véhicules, quelques vitres, et puis ils sont repartis ». Les personnels présents ont été « mis en sécurité » et évacués.

Le président Emmanuel Macron, sans faire référence à cet incident en particulier, a dénoncé une « extrême violence » venue « attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles », lors de l' »acte VIII » des « gilets jaunes » qui a rassemblé 50.000 personnes en France, selon le gouvernement, et a été émaillé de heurts dans plusieurs villes.

Une telle intrusion dans un ministère est très rare. La dernière en date remonte à 1999 avec le saccage par des agriculteurs du bureau de Dominique Voynet au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement.

L’intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité. « Voilà sans doute la manière dont M. Drouet et ses indéfectibles soutiens comptaient entrer à l’Elysée. Voilà le résultat des dérives verbales et des appels à l’insurrection. Honte aux pyromanes de la République », a tweeté le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de M. Griveaux.

(BERTRAND GUAY/AFP/Getty Images)

Le leader de la Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, soutien des « gilets jaunes », a commenté: « Qui sème le vent, récolte la tempête. Benjamin Griveaux parlait « d’aller plus loin dans le changement, d’être plus radicaux »: il a dû évacuer son ministère. Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l’exécutif d’envenimer la situation », a-t-il affirmé.

La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, tout en condamnant « fermement » des violences « inadmissibles », a cité Molière en déclarant que « le mépris est une pilule qu’on peut avaler mais qu’on ne peut mâcher ».

Selon le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, « aucune contestation ne justifie de frapper des policiers à terre, d’attaquer un ministre, de casser, de brûler ». « Ces violences sont l’œuvre de voyous qui veulent faire dégénérer le mouvement et discréditer les revendications » des « gilets jaunes », a-t-il écrit sur Twitter.

LG avec AFP

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