Google programme ses résultats de recherche pour orienter la pensée des utilisateurs vers une certaine vision du monde

Par Epoch Times
26 juin 2019 Mis à jour: 16 août 2019

Google pousse discrètement les recherches de ses utilisateurs vers un agenda politique progressiste pour les orienter à penser selon sa propre vision du monde.

Google, la plus grande société internet du monde avec quelque 100 000 employés et plus de 130 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, a longtemps été accusé de canaliser une politique majoritairement de gauche dans ses services, ce que l’entreprise a nié à plusieurs reprises.

Les dernières révélations, cependant, décrivent une entreprise qui a déployé des efforts considérables pour mettre sa patte sur la balance politique après les élections de 2016.

« Juste après la victoire de Donald Trump aux élections de 2016, l’entreprise a fait un tour complet de ce qu’elle considérait comme important », a déclaré un employé de Google, le visage caché et la voix modifiée, voulant rester anonyme. « Il s’agit d’une machine politique très biaisée qui est déterminée à ne jamais laisser quelqu’un comme Donald Trump revenir au pouvoir ».

D’après les dires de cet employé, Google aurait déclaré en interne : « Nous devons commencer à surveiller davantage nos utilisateurs, parce que nous ne voulons pas d’un tel résultat, nous ne voulons pas qu’un tel résultat se reproduise. »

Blâmant le succès de Trump, l’entreprise Google a donc décidé de « réparer ce problème » et s’est éloignée de ses valeurs précédentes qui était de « s’exprimer et de donner une voix à chacun », a-t-il ajouté.

Selon des employés et des documents internes obtenus par le Projet Veritas, sous l’apparence de « l’équité« , Google promeut en réalité sa propre vision politique du monde. Par son moteur de recherche, l’entreprise fait en sorte de faire apparaître davantage les voix de ceux qui sont en accord avec sa vision du monde, au détriment de ceux qui s’y opposent, ou qui ne s’y opposent tout simplement pas assez.

(Photo by Carsten Koall/Getty Images)

Un sentiment similaire a été exprimé par Jen Gennai, responsable de l’innovation chez Google, qui a été interpellée par un journaliste du Project Veritas il y a plusieurs semaines.

« Nous nous sommes tous fait avoir en 2016, donc nous nous sommes rapidement dit : que s’est-il passé et comment pouvons-nous empêcher que cela se reproduise », a-t-elle dit.

Gennai a déclaré avoir travaillé pour l’équipe Trust and Safety de Google et que l’élection présidentielle de 2020 est une priorité pour l’équipe. « Ils y travaillent depuis 2016, pour s’assurer que nous seront prêts pour 2020 », a-t-elle ajouté.

Rien de tout cela n’a été divulgué par Google à ses utilisateurs, dont beaucoup le considèrent encore comme une source d’information objective, a déclaré l’employé.

L’équité de Google :

D’après un document interne, Google estime qu’en filtrant, classant, agrégeant ou générant des médias à travers ses services, ses utilisateurs seront « programmés » à une certaine vision du monde.

Sur le papier, les recherches sont orientées au moyen de systèmes algorithmiques et permettent à Google d’assurer qu’il traite tout le monde équitablement. Mais Gennai a précisé que son travail était d’apporter « l’équité » seulement à certaines personnes, en fonction de leur appartenance à un groupe que Google juge suffisamment « marginalisé » et apte à être mis en avant. Le but étant de créer une nouvelle norme selon leur propre critère.

Par exemple, lorsqu’on tape dans la recherche Google « les hommes peuvent » et que l’on fait un espace, on voit dans les suggestions des phrases comme : « Les hommes peuvent allaiter » ou « Les hommes peuvent avoir leurs règles ». Ce n’est pas parce que ces phrases sont populaires parmi les internautes, mais parce que l’algorithme « d’équité » de Google a été intentionnellement entraîné à choisir de tels résultats pour orienter la pensée de ses utilisateurs.

Ces résultats-ci mettent en avant des sujets liés à la théorie du genre, une théorie qui refuse les différences et la complémentarité entre homme et femme. Cette vision du monde représente en réalité une petite minorité de personne, mais les résultats de recherches Google donnent l’impression du contraire. De nombreuses suggestions sur divers sujets que Google souhaite mettre en avant sont ainsi « insérées » dans les résultats de recherche Google, indépendamment d’une véritable équité de l’information.

(Photo by Dan Kitwood/Getty Images)

D’après l’employé anonyme, une initiative de Google appelée « ML Fairness » a été mise en place dans ce but (ML signifie apprentissage machine). L’existence et l’objectif de ML Fairness ont été confirmés par Gaurav Gite, ingénieur logiciel de Google, qui a été enregistré décrivant l’initiative à un journaliste du Project Veritas.

Cette initiative a été mise en place pour développer un algorithme d’intelligence artificielle (IA) qui mettrait en place l’idée « d’équité » selon les critères de Google, formant ainsi son algorithme à produire des résultats qui reflètent les vues politiques de Google. En mettant en avant de soi-disant « sources de vérité », ils alimentent l’information et forment l’IA pour qu’elle produise davantage de résultats similaires.

Gennai semble elle-même confirmer que Google se tourne vers ses algorithmes pour mettre en avant un résultat politique spécifique, elle a déclaré au sujet de l’élection du président Trump : « Nous entraînons nos algorithmes, par exemple, si nous étions de retour en 2016, aurions-nous eu un résultat différent ? »

Selon une recherche volumineuse sur le sujet effectuée par Robert Epstein, psychologue et chercheur à l’Institut Américain de Recherche Comportementale et Technologie, les préjugés politiques dans les résultats de recherche de Google ont probablement déjà réorienté un grand nombre d’électeurs indécis.

« C’est peut-être la question la plus importante à laquelle nous ayons jamais été confrontés dans ce pays », a déclaré James O’Keefe, fondateur du Project Veritas. « Même tout l’argent de la publicité politique dépensé dans le monde entier n’aura pas pour effet de modifier les algorithmes de cette entreprise ».

(Photo by Michele Tantussi/Getty Images)

Voici la vidéo (en anglais) du Projet Veritas prise en caméra cachée, enregistrant des intervenants au sujet de Google :

[Edit] La vidéo du Projet Veritas a été supprimée, mais elle a été de nouveau postée sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=NRfl4lsQEDs

L’équité sur YouTube :

L’algorithme « d’équité » est utilisé pour promouvoir l’agenda de Google dans de multiples services, et selon l’employé anonyme, la plate-forme de partage vidéo YouTube, dont Google est propriétaire, n’y échappe pas non plus.

Il a déclaré que Google assigne des catégories aux vidéos YouTube en fonction des mots prononcés dans les vidéos. L’algorithme met en avant ou enterre alors le contenu en fonction de son alignement avec l’agenda politique de Google.

Aux États-Unis, les vidéos de Prager U et de Dave Rubin ont été étiquetées « de droite » et ont fait l’objet d’une « analyse approfondie » par une IA appelée Viacon, qui, selon l’employé anonyme, gère le contenu YouTube. Prager U produit des vidéos éducatives sur les idées traditionnelles et conservatrices. Et Rubin anime une émission-débat où il essaie de combler les divisions idéologiques.

Les personnes que Google qualifie de « commentateurs de l’actualité de droite », qu’elles s’identifient ou non comme tels, voient leurs vidéos désavantagées, a déclaré l’employé anonyme, mentionnant également d’autres contenus comme ceux de Carpe Diem, Tim Pool, ou de Steven Crowder, un comédien ayant des idées conservatrices.

« Chez Google, ils ne veulent pas que ces opinions aient un grand retentissement, alors ils arrivent, ils posent leur main, et ils décident quel contenu les utilisateurs sont autorisés à voir », a déclaré l’employé anonyme.

(Photo by Justin Sullivan/Getty Images)

L’équité dans Google News :

La préférence de Google pour les sources de gauche a été soulignée à plusieurs reprises par divers médias et même par le président Trump.

The Epoch Times aux États-unis a testé à plusieurs reprises les suggestions qui apparaissaient dans les résultats de recherche de Google News avec le mot clé « Trump ». Chaque fois, il n’y avait seulement que 3 à 5 % des articles suggérés dans les 10 premières pages qui provenaient de médias traditionnellement conservateurs.

Google a maintenu qu’il donne simplement la préférence à des sources « plus crédibles ».

« Nous choisissons ce que nous définissons comme des sources d’information crédibles et ces sources d’information ne se chevauchent pas nécessairement avec des sources conservatrices », a déclaré Gennai.

L’employé anonyme a déclaré, cependant, que Google a en fait un programme éditorial qui fait passer les sources d’information par son algorithme « d’équité ». Si l’on s’aligne sur l’agenda de Google « cela fera remonter le sujet dans les premières pages », dans le cas contraire « le sujet sera enterré. »

Un document interne, daté du 27 novembre 2017, visait à « établir un point unique de vérité » afin de définir les actualités sur l’ensemble des services Google.

(LIONEL BONAVENTURE/AFP/Getty Images)

Le refus de changer :

Google a été accusé par les législateurs républicains de partialité politique dans ses services, mais Gennai a déclaré que l’entreprise ne répondrait pas aux critiques du Congrès. « Ils peuvent nous mettre la pression, mais nous ne changerons pas » a-t-elle annoncé.

Pourtant, ce n’est pas que l’entreprise ignore que sa doctrine « d’équité » est loin d’être universelle. « Les mêmes personnes qui ont voté pour le président actuel ne sont pas d’accord avec notre définition de l’équité », a déclaré Gennai.

Cependant, contrairement à ce que la majorité des médias diffusent au sujet du président Trump, ce dernier est en réalité plutôt bien apprécié et ses résultats en tant que président ont été plus que concluants, au point qu’on parle déjà de sa réélection. Ce n’est pourtant pas ce qu’on observe lorsqu’on regarde les résultats disponibles dans les recherches Google.

Google a part la suite déclaré n’avoir « jamais manipulé ou modifié les résultats de recherche ou le contenu de ses services pour promouvoir une idéologie politique particulière ».

Un tournant décisif :

Le Project Veritas a publié des comptes rendus de multiples ingénieurs en informatiques ayant pu diffuser des informations par le biais de plateformes comme Facebook et Pinterest. Ils ont également reçu des informations d’employés anonymes et des documents internes sur d’autres formes de faute professionnelle présumée de certaines entreprises en lien avec Google.

M. O’Keefe a qualifié ce moment de « tournant » en disant que « de nombreuses personnes » s’étaient déjà approchées et s’approchent de plus en plus de lui, ce qui montre que diverses sociétés de technologie sont « dans de sérieux problèmes ».

Il a également confirmé qu’il y avait encore « beaucoup de révélation à venir ».

Article de The Epoch Times.

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