Le gouverneur du Mississippi signe un projet de loi interdisant les avortements basés sur la génétique, la race ou le sexe

Par Michael Wing
7 juillet 2020
Mis à jour: 7 juillet 2020

Le gouverneur du Mississippi, Tate Reeves (R), a signé mercredi le projet de loi 1295 de la Chambre des représentants interdisant l’avortement basé sur le sexe du fœtus, la race ou une anomalie génétique, sauf en cas d’urgence médicale.

Le projet de loi sur l’égalité de la vie The Life Equality Act est entrée en vigueur immédiatement après sa signature la semaine dernière. Les partisans du caractère sacré de la vie affirment que cette loi protégera les bébés atteints de trisomie ou d’autres problèmes génétiques.

« Les êtres humains à naître sont souvent discriminés et privés de vie », affirme la nouvelle loi. « L’État du Mississippi a un intérêt certain à empêcher que l’avortement ne devienne un instrument d’eugénisme moderne. »

En vertu de la loi promulguée, celles qui chercheront un avortement devront « inscrire dans un rapport que le dit avortement n’est pas recherché » pour les raisons citées dans la loi.

Les médecins ou les travailleurs de la santé qui enfreignent sciemment la nouvelle loi seront passibles de 10 ans d’emprisonnement et de la suspension de leur licence d’exercice dans l’État. En parallèle, en cas d’urgence médicale, la femme ne sera pas pénalisée et la restriction ne s’appliquera pas.

La loi affirme que « rien dans la loi ne crée ou ne reconnaît un droit à l’avortement ».

Le mois dernier, la Chambre et le Sénat de l’État ont voté à une large majorité en faveur du projet de loi.

Après sa promulgation mercredi dernier, le Mississippi est devenu le deuxième État à interdire l’avortement sur la base de la race, du sexe et de la discrimination génétique, selon l’Institut Guttmacher, un groupe qui soutient le droit à l’avortement ; neuf États interdisent l’avortement sur la base du sexe, deux sur la base de la race et deux sur la base d’un handicap génétique.

En l’occurrence, un projet de loi dans le Kentucky interdisant l’avortement dans les trois cas est actuellement en attente par une ordonnance de la cour, rapporte ABC.

« Les femmes ne devraient pas être contraintes à avorter parce que leur enfant est différent : d’une capacité différente, d’une race différente, d’un sexe différent », a déclaré mercredi Jameson Taylor, du Mississippi Center for Public Policy.

Le PDG de Planned Parenthood (planification familiale aux États-Unis), Alexis McGill Johnson, a condamné le décret comme étant « raciste et discriminatoire ».

Selon un sondage de l’institut Marist Poll réalisé en janvier et sponsorisé par les Chevaliers de Colomb, 65 % des Américains s’opposent aux avortements en raison d’un diagnostic prénatal de trisomie. En outre 50 % de ces voix proviennent de ceux qui se disent « pro-choix« .

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