Grèce : la chapelle Saint-Georges de l’île de Lesbos saccagée par des migrants

Par Séraphin Parmentier
5 mars 2020
Mis à jour: 6 mars 2020

Alors que de nombreuses échauffourées ont éclaté le long de la frontière gréco-turque et sur certaines îles grecque de la mer Égée depuis qu’Ankara a décidé de laisser passer les migrants, les habitants de l’île de Lesbos affirment qu’un petit groupe de clandestins a saccagé une chapelle orthodoxe afin de se venger après avoir été empêché de manifester par la police. 

Selon le journal  Proto Thema et le site Greek City Times, la chapelle Saint-Georges de l’île grecque de Lesbos a été vandalisée par un groupe de migrants le lundi 2 mars.

La police aurait empêché un rassemblement de plusieurs centaines de migrants vivant dans le camp de Moria (qui héberge plus de 19 000 clandestins et constitue le plus grand camp de migrants en Europe). Ces derniers cherchaient à gagner le port de Mytilini et demandaient leur transfert à Athènes.

Un groupe d’une vingtaine de migrants se serait ensuite dirigé vers la chapelle Saint-Georges avant de le saccager, détruisant notamment l’autel, du mobilier et des icones.

Depuis l’ouverture des frontières turques le 28 février, des dizaines de migrants affluent chaque jour vers l’île de Lesbos, au grand dam des habitants, fermement opposés à la création d’un nouveau camp.

Les îliens fermement opposés à l’arrivée de nouveaux migrants

De nombreuses échauffourées ont éclaté sur l’île de Lesbos ainsi que sur d’autres îles de la mer Égée les jours derniers.

Excédés, plusieurs îliens ont décidé de repousser eux-mêmes les clandestins et n’ont pas hésité à s’en prendre aux policiers qui les transportaient, aux journalistes ou à des ONG.

Des tronçons routiers ont été bloqués, des embarcations transportant des migrants ont été empêchées d’accoster et des voitures de location ont été endommagées.

Un centre d’accueil de migrants situé près de la plage de Skala Sykamineas a également été incendié par la population.

Destiné à accueillir les migrants avant qu’ils ne soient conduits vers un centre d’hébergement de l’île, le centre était fermé depuis la fin du mois de janvier.

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