Grippe H1N1: victimes de crises de sommeil incontrôlables après le vaccin, ils attendent toujours leur indemnisation

Par Michal Bleibtreu Neeman
21 décembre 2020
Mis à jour: 21 décembre 2020

En 2009, Tanguy s’est fait vacciner contre la grippe H1N1. Peu de temps après, le jeune garçon de 15 ans a commencé à souffrir d’effets secondaires. Onze ans après, il attend toujours d’être indemnisé. Comme lui, il y a encore plus d’une centaine de personnes qui attendent.

Il y a 11 ans, Tanguy s’est fait vacciner contre la grippe H1N1. Deux mois plus tard, le jeune, alors âgé de 15 ans, a commencé à souffrir des effets secondaires et plus précisément de symptômes de narcolepsie, une maladie handicapante au quotidien. Ces effets secondaires ont été diagnostiqués surtout chez le groupe d’enfants entre 5 à 19 ans, et sont incontestables. À l’époque, l’État s’est précipité à s’engager auprès des firmes pharmaceutiques pour prendre en charge et indemniser les victimes, mais 11 ans après, Tanguy attend toujours, a rapporté Le Figaro.

La narcolepsie-cataplexie est une maladie très invalidante. Elle se caractérise par une sorte de « crises » de sommeil en journée que l’on ne peut pas contrôler. Ces crises de somnolence peuvent également être accompagnées d’une attaque de cataplexie, une contraction permanente des muscles pouvant causer des chutes, mais aussi parfois des hallucinations ou encore des pertes de conscience.

« Je dormais tout le temps. Au début, mes parents pensaient que c’était dû à la crise d’adolescence. On disait que j’étais devenu flemmard », a raconté Tanguy dans les colonnes du Figaro.

Aujourd’hui, il y a plus de 200 personnes atteintes par cette maladie à la suite de la vaccination contre la H1N1, parmi les 5,74 millions des Français vaccinés à l’époque ; 170 dossiers sont encore en cours.

Vaccinée en même temps que ses parents, il a été la seul de la famille à souffrir de ces symptômes. Ses parents pensaient qu’il s’agissait d’un comportement caractéristique à l’adolescence. Ce n’est que quatre ans plus tard que la maladie a été détectée et que le lien a été fait avec la vaccination.

Un autre cas est celui de Marie, rapporté par Libération. Marie était en 2009 en sixième, elle a été diagnostiquée 2 ans après sa vaccination. Dès que la diagnostic a été fait en association avec le vaccin, les parents ont décidé d’engager une procédure d’indemnisation auprès de l’Oniam, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux. Mais l’Oniam a refusé la demande de la famille sous prétexte que les symptômes survenus chez Marie ont été déclarés deux ans après sa vaccination.

Depuis 10 ans, pas plus d’une trentaine de dossiers ont été réglés, a raconté Me Charles Joseph-Oudin, qui suit les dossiers de Tanguy, Marie et des centaines d’autres cas semblables.

Selon l’avocat des victimes, spécialiste des dossiers sanitaires, l’Oniam fait des propositions souvent dérisoires, et il faut passer devant le tribunal administratif pour les contraindre à indemniser correctement. L’Oniam, par exemple, a proposé dans un des cas 166 000 euros, alors que le tribunal administratif a évalué l’indemnisation à 1,3 million d’euros…

Les procédures continuent et les victimes attendent toujours.

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