Les guerres de Vendée : la vérité dévoilée – 4e partie

Par Epoch Times
23 avril 2017
Mis à jour: 2 avril 2021

Anne Rolland-Boulestreau, maître de conférences à l’université catholique de l’Ouest (Angers), est spécialiste de la période révolutionnaire. Parce qu’elle avait constaté que pendant « la période des Colonnes infernales, les historiens citaient toujours les mêmes rapports et les mêmes sources », elle a souhaité en savoir plus, d’où des recherches approfondies au service historique de la Défense, à Vincennes.

De ce travail de longue haleine est né l’ouvrage Les colonnes infernales – Violences et guerre civile en Vendée militaire (1794-1795). En effet, il est intéressant de comprendre pourquoi l’Armée républicaine, pourtant victorieuse des Vendéens, va tout de même dépêcher ces troupes armées, les Colonnes infernales, en Vendée afin de massacrer une population qui ne demandait qu’à reprendre le cours d’une vie normale.

Parmi les nombreux points évoqués par Mme Rolland-Boulestreau, on peut retenir ceci :

L’expérience des généraux de Colonnes. Contrairement à ce qui a été présenté par de nombreux historiens, les généraux présents à la tête de ces Colonnes infernales, n’étaient pas du tout inexpérimentés. Tous issus des couches aisées de la population, ces officiers étaient pour la plupart d’âge mûr. Turreau avait ainsi 37 ans, les trois-quarts avaient plus de 27 ans et un tiers même plus de 50 ans. Selon Anne Rolland-Boulestreau, « ces généraux sont expérimentés, on ne peut pas expliquer les massacres par leur inexpérience. Ce ne sont pas des hommes frustrés, envieux ou ambitieux. Ce ne sont pas des parvenus qui auraient laissé faire. C’est un contresens historique total », précise-t-elle. Ces hommes pratiquaient donc un combat purement idéologique, convaincus de défendre ainsi la République et voyant dans les Vendéens des fanatiques religieux qui s’y opposaient. Ce qui amène au second point.

La déshumanisation des Vendéens. Deux métaphores vont être ainsi utilisées afin d’en faire avant tout des dangers potentiels à éradiquer : la métaphore de la maladie, la rage ou encore la gangrène, et celle de la chasse. « La Vendée devient un terrain de chasse », déclare Mme Rolland-Boulestreau. « On va parler de battues, de Vendéens blottis dans leurs repères. Ca va du gros gibier à la petite proie, d’une battue à la pièce d’exception… », ajoute-t-elle.

La pitié des chasseurs de Cassel. Ces troupes d’élite à cheval commandées par des officiers de Mayence, vont arriver en avant-garde dans les villages, avant les Colonnes infernales. Certains vont alors faire de grands moulinets avec leur sabre tout en criant et faire de sorte que la population civile ait le temps de se protéger le plus vite possible des colonnes qui arrivent derrière. Est-ce de la pitié, une forme de compassion, l’interrogation demeure…

– Lire aussi : Les guerres de Vendée : la vérité dévoilée – 1re partie
– Lire aussi : Les guerres de Vendée : la vérité dévoilée – 2e partie
– Lire aussi : Les guerres de Vendée : la vérité dévoilée – 3e partie

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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