Hautes-Pyrénées : un ours s’introduit dans une bergerie située à 50 mètres des habitations et dévore un bélier

Par Emmanuelle Bourdy
28 avril 2021
Mis à jour: 29 avril 2021

Dans les Hautes-Pyrénées, une carcasse a été découverte devant la bergerie d’une éleveuse de brebis. Tout porte à croire qu’il s’agirait de l’œuvre d’un ours. Démunie, la bergère voudrait que l’ours soit déplacé dans une réserve. Selon elle, il représente un danger pour l’homme également.

Le 23 avril dernier, à Lançon dans les Hautes-Pyrénées, un jeune bélier a été retrouvé mort et une brebis blessée. Cette dernière a dû être euthanasiée. La porte de la bergerie avait été forcée. Les restes du jeune bélier ont été retrouvés à l’extérieur de la bergerie mais la panse de l’animal était encore à l’intérieur, rapporte France 3 Occitanie.

Des signes, notamment des empreintes de patte ainsi que des crottes, prouvent qu’il s’agit bien d’un ours, les ours des Pyrénées étant sortis de leur hibernation. De plus, les soupçons se sont naturellement portés sur l’imposant Goiat, un ours réintroduit dans les Pyrénées espagnoles en juin 2016, et dont la voracité a contribué à sa notoriété. Goiat – classé dans la catégorie « ours à problème » en raison de son comportement anormalement prédateur – n’est plus en possession de son collier GPS qui permettait d’avertir les bergers du danger de sa présence.

Pour Françoise Salle Canne, l’éleveuse de brebis âgée de 55 ans, « la bergerie est à 50 mètres des premières habitations. Imaginez, on a beaucoup de gens qui se promènent par ici qui font leur footing ou du vélo ! Il y a un réel danger ». Elle ajoute que le risque ne s’applique pas « que pour les moutons, pour la population aussi, ça fait peur. Depuis deux jours je ne dors plus, je ne sais plus quoi faire ». « Moi je voudrais qu’on prenne cet ours et qu’on le mette dans une réserve, qu’on le sorte d’ici qu’on l’isole de la vraie vie », conclut l’éleveuse.

De son côté, Bernard Teysseyre, le co-président de l’association pour la sauvegarde du pastoralisme des Pyrénées (ASPP 65), a précisé à France 3 Occitanie que « les éleveurs vont demander le retrait de cet ours dangereux pour l’homme. On sait que c’est Goiat. La façon dont il a attaqué c’est lui. S’approcher aussi près des maisons, il n’y a que lui pour faire ça. Un nouveau cap a été franchi ». Une manifestation se déroulera par ailleurs ce jeudi 29 avril matin à Arreau (Hautes-Pyrénées). L’association souhaiterait également s’entretenir avec le préfet des Hautes-Pyrénées.

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