Hauts-de-Seine : des chiens se font les crocs sur les arbres de Gennevilliers, la mairie porte plainte

Par Séraphin Parmentier
26 juin 2020
Mis à jour: 26 juin 2020

Excédée par les lacérations constatées sur les troncs et les branches basses de plusieurs ormes, la mairie de Gennevilliers a décidé de porter plainte, convaincue que ces dégradations sont le fait de chiens entraînés au mordant par leurs maîtres.

Au début du mois de juin, la ville de Gennevilliers a déposé plainte contre X à la suite de multiples dégradations constatées sur une quinzaine d’ormes de la coulée verte, dans le quartier des Grésillons.

Les troncs des ormes présentent des lacérations, l’écorce est arrachée en plusieurs endroits et des branches basses sont à moitié arrachées. Pour les élus et les techniciens gennevillois, ces stigmates sont le fait de canidés entraînés au mordant par leurs maîtres.

« Nous avons eu les premiers signalements courant mai. Nous sommes allés constater les dégâts et avons pris des photos pour étayer la plainte », explique Claude Daniel, responsable des espaces verts de Gennevilliers, dans les colonnes du Parisien.

« Nous sommes absolument sûrs que ce sont des chiens qui ont fait cela. Nous avons recueilli des témoignages qui vont dans ce sens », poursuit Christophe Bernier, maire adjoint (PS) en charge de l’environnement.

D’après Stéphane Lamart, fondateur d’une association de protection qui porte son nom, certaines marques seraient toutefois trop nettes pour être attribuées à l’action d’un animal.

« Sur certains clichés, l’arbre a été charcuté avec un couteau. L’une d’elles montre trois coupures parallèles : c’est trop propre pour un animal. En revanche, des branches comme celle que montre le monsieur ont bien été mordues par un chien », souligne M. Lamart.

Alertée, la police de Gennevilliers explique qu’elle n’a pour l’instant rien remarqué au cours de ses patrouilles dans la coulée verte. « C’est tout à fait possible. On prend la chose au sérieux », précisent les forces de l’ordre.

« Ces actes aussi gratuits, inutiles, sont démoralisants »

Certains des ormes abîmés pourraient d’ailleurs devoir être remplacés par la municipalité. « Si la plaie dépasse 50 % de la circonférence, il est quasiment condamné », observe Claude Daniel.

Un renouvellement qui a un prix, puisque abattre un arbre et le remplacer coûte au moins 2000 euros. Quant aux ormes dont les blessures restent superficielles, ils sont néanmoins affaiblis et deviennent ainsi plus vulnérables aux parasites, aux champignons et aux maladies.

Des arbres plus fragiles qui pourraient également poser des problèmes de sécurité pour les badauds, avec un risque accru de chutes de branches en cas de coup de vent.

Ces dégradations, qui pourraient coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros à la municipalité entre l’abattage et le remplacement des spécimens condamnés ainsi que la surveillance des arbres fragilisés, exaspèrent les jardiniers de Gennevilliers. « On s’investit énormément. Ces actes aussi gratuits, inutiles, sont démoralisants », soupire M. Daniel.

D’autant que la mairie accorde une attention toute particulière à ses espaces verts. Il y a deux ans, elle a notamment lancé une opération pour planter 500 arbres afin d’apporter de l’ombre et de lutter contre les îlots de chaleur. Près de 350 arbres ont d’ores et déjà été plantés.

« Ce sera terminé au cours de l’hiver prochain. On fait très attention à ce qu’on plante. On ne met pas les mêmes essences, avec les mêmes besoins, selon le lieu, un parking, un trottoir ou un espace vert », conclut le responsable des espaces verts de Gennevilliers.

 

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