Hauts-de-Seine : une soixantaine de Roms squattent un immeuble à Clamart depuis la mi-août

Par Séraphin Parmentier
10 septembre 2020
Mis à jour: 10 septembre 2020

Depuis près d’un mois, plusieurs dizaines de membres de la communauté rom se sont installés dans un ancien local commercial, en toute illégalité.

Depuis le milieu du mois d’août, une soixantaine de Roms ont élu domicile dans un immeuble de 800 mètres carrés de la rue de Versailles, à Clamart. Selon les riverains, les squatteurs ont entamé des travaux dans le bâtiment, autrefois utilisé comme un local commercial.

« C’était le dimanche 16 août, la chaîne qui bloquait la porte a été sciée, la porte enfoncée à coups de masse », a expliqué une riveraine occupant une maison voisine de l’immeuble aux journalistes du Parisien.

Si la police est intervenue le dimanche 16 août afin d’évacuer la quarantaine d’intrus qui s’y trouvaient d’après le parquet de Nanterre, les Roms auraient réinvestis les lieux trois jours plus tard.

« Ils étaient 40, aujourd’hui près de 60, quand est-ce que cela va s’arrêter ? » s’enquiert Thierry Prieur, président du collectif Alliance Sud qui rassemble plusieurs riverains désireux de faire déguerpir les squatteurs au plus vite.

« Ils ont des groupes électrogènes. Ce qui nous inquiète, c’est qu’ils s’installent. Entre les odeurs des poubelles et les nuisances sonores, cela devient insupportable », ajoute M. Prieur dans les colonnes du quotidien régional.

En outre, au moment d’identifier le propriétaire du bâtiment, les autorités compétentes ont dû faire face à un imbroglio successoral. Le propriétaire des lieux, qui avait fait ériger la bâtisse en 1960 afin d’y installer un atelier de confection textile, est en effet décédé au mois de juin dernier.

« Nous avons affaire à des gens qui ne respectent rien mais qui ont la loi avec eux »

La succession du défunt n’étant pas encore réglée au moment où les policiers ont entamé leurs recherches, ces derniers ont éprouvé quelques difficultés à identifier l’interlocuteur concerné, l’immeuble se trouvant alors en indivision.

Après avoir appris que le bâtiment était squatté, le fils du défunt ayant hérité de l’ancien atelier a été particulièrement désappointé.

« Je suis complètement dérouté, c’est l’inconnu pour moi. On avait pourtant sécurisé l’entrée et ils y sont allés à la masse. Nous avons affaire à des gens qui ne respectent rien mais qui ont la loi avec eux », confie l’intéressé.

Si le propriétaire a déposé plainte, les squatteurs, qui ont occupé les lieux pendant plus de 48 h d’affilée, ne peuvent en effet pas être expulsés pour le moment. C’est désormais à la justice de se prononcer quant à leur évacuation.

« Si nous avions pu contacter le propriétaire dès le début, nous n’en serions pas là », observe une source policière proche du dossier.

En attendant que la justice tranche, propriétaire et policiers craignent que le bâtiment – qui a déjà été la proie des flammes en 2018 et en 2019 – parte en fumée.

« Avec le groupe électrogène et les bouteilles de gaz pour faire la cuisine, on craint vraiment l’incident », explique un policier municipal de Clamart.

Mais les riverains et les forces de l’ordre sont également préoccupés par le remue-ménage à l’intérieur de la bâtisse.

« Ils seraient en train de cloisonner tout un étage, pour faire des sous-locations », affirme une voisine de l’immeuble.

Des craintes partagées par le commissariat de Clamart : « Ils montent des cloisons en bois pour faire des chambres. »

« Nous surveillons la situation tous les jours. Nous pouvons agir sur les abords, l’ordre public, mais c’est tout. Tant que l’expulsion n’est pas ordonnée, nous serons là pour éviter que le camp ne grossisse trop », poursuit la police municipale.

Inquiète, la mairie de Clamart a prévenu le représentant de l’État dans les Hauts-de-Seine.

« Nous avons alerté la préfecture avec qui nous étudions toutes les possibilités juridiques pour mettre fin à cette situation intolérable », conclut la municipalité.

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