Herbes hautes et broussailles ont envahi les cimetière de Marseille – conséquence du confinement?

Par Nathalie Dieul
28 mai 2020
Mis à jour: 28 mai 2020

Les cimetières de Marseille sont envahis d’herbes hautes et de broussailles, à tel point que certaines tombes sont difficiles d’accès. L’entretien des espaces naturels des cimetières a été mis en pause durant le confinement, cependant des habitués assurent que le phénomène n’est pas nouveau et qu’il n’a fait que s’accentuer au cours des derniers mois.

« Partout où il n’y a pas de goudron, il y avait des mauvaises herbes à hauteur d’homme. L’allée de ma grand-mère, qui n’est pas goudronnée, est tout simplement inaccessible », témoigne Marjorie Di Meglio auprès de nos collègues de France Bleu.

La jeune femme s’est rendue depuis Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône), où elle habite, jusqu’au cimetière du Canet, dans le 14e arrondissement de Marseille, pour se recueillir avec sa mère sur la tombe de sa grand-mère. Lorsqu’elle a interrogé le gardien des lieux, celui-ci lui a répondu que « tous les cimetières de Marseille étaient à l’abandon. Au Merlan, c’est encore pire ».

Dans le même cimetière, Géraldine, dont le prénom a été changé pour préserver son anonymat, explique à France 3 : « J’ai passé la matinée à enlever les herbes hautes [de la tombe de ma tante]. Ensuite, je ferai celle de ma maman un peu plus haut. »

D’après cette Marseillaise, qui a travaillé au cimetière du Canet comme gardienne pendant 7 ans et y revient toutes les semaines, le fléau ne date pas du confinement. « C’est comme ça depuis plusieurs années. Les cantonniers ne passent plus. Et c’est pareil partout à Marseille : à Saint-Pierre, c’est une catastrophe », témoigne-t-elle.

Pourtant, un cantonnier passe la débroussailleuse dans un coin du cimetière lors du passage des journalistes de France 3 sur les lieux. Cependant, son passage est de courte durée et il doit vite repartir vers un autre cimetière.

Une autre habituée des lieux se désole que ce soit« toujours pareil » : « Ils passent à la va-vite et repartent sans avoir fait le quart du travail ».

Interpellée sur Facebook par Marjorie Di Meglio, la Ville de Marseille a répondu : « Les règles de confinement liées à la crise sanitaire n’ont pas permis à la ville d’assurer l’entretien quotidien des espaces naturels des cimetières. »

Une autre raison est invoquée par la Ville : « À cela s’ajoute depuis janvier l’obligation de ne plus recourir, conformément à la législation, aux produits phytosanitaires nous imposant d’envisager une gestion différenciée des espaces verts pour l’avenir. Ceci constitue effectivement un changement des habitudes et mentalités, mais ne représente pas, au demeurant, un défaut d’entretien. »

La jeune femme n’est pas satisfaite de cette réponse, qu’elle trouve « complètement à côté de la plaque. Le confinement n’a pas du tout empêché aux paysagistes ou jardiniers de bosser, au contraire ! Le cimetière est grand, ils auraient pu travailler sans aucun risque ».

Elle n’aime pas davantage l’excuse de l’interdiction de l’usage de désherbants chimiques. « Il existe des produits phytosanitaires naturels à la pelle », assure-t-elle.

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