Hommage à la policière Marielle Macquet : un appel à témoin a été lancé pour mieux comprendre son suicide

Par Emmanuelle Bourdy
19 janvier 2020
Mis à jour: 19 janvier 2020

Suite au suicide de Marielle Macquet, cette policière âgée de 52 ans, environ 200 personnes se sont réunies sur la plage de Saint-Marc-sur-Mer, ce samedi 18 janvier, pour lui rendre hommage. C’est le second suicide de policier depuis le début de l’année 2020.

Marielle Macquet était major de police. Elle a mis fin à ses jours avec son arme de service, ce lundi 13 janvier. Cela s’est passé alors qu’elle était en poste, au commissariat de Saint-Nazaire.

L’ancien concubin de Marielle Macquet, père de deux adolescents, cherche à mieux comprendre cet acte désespéré. Il a lancé un appel à témoins. Il souhaite ainsi que toute personne, «policiers inclus» précise-t-il, «apportent leur contribution» à son action, qu’il mène aux côtés de ses fils. Pour lui, les causes du suicide de Marielle sont à chercher au sein même de son milieu professionnel. Il révèle au micro de Franceinfo : «Elle avait un fort caractère, et pourtant la police a brisé chacune de ses résistances. Marielle a subi des humiliations à répétition depuis des mois au sein du commissariat de Saint-Nazaire».

Elle occupait ce poste au commissariat de Saint-Nazaire depuis 4 ans. Son ex-compagnon n’a pas manqué de faire des éloges de son ancienne compagne. Au micro de Franceinfo, ses amis la décrivent comme «une femme enjouée, sportive, bienveillante». Christine, qui la connaissait depuis 20 ans, décrit son professionnalisme. «À son travail, elle avait des responsabilités qu’elle assumait parfaitement, elle était rigoureuse, elle était professionnelle, elle connaissait parfaitement son métier et elle faisait très bien», explique-t-elle au journal. «Et sa force dérangeait, et ils l’ont brisée, ils l’ont brisée», conclut-elle.

La procureur de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas-Lagarde, a ouvert une enquête qu’elle a confié à l’IGPN (l’Inspection Générale de la Police nationale).

Toute personne pouvant apporter une contribution à l’appel à témoins peut écrire à : richard.bainvel@laposte.net

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