Un homme a créé une barge à énergie solaire qui récupère le plastique avant qu’il n’atteigne l’océan

Par Lori C. Summers
14 mai 2020
Mis à jour: 14 mai 2020

Alors qu’il n’avait que 18 ans, Boyan Slat, un inventeur néerlandais, a fondé The Océan Cleanup, une association à but non lucratif dont l’objectif est de développer des systèmes pointus pour débarrasser le plastique des océans.

Ces derniers temps, l’organisation s’emploie à retirer avec succès le plastique des rivières avant qu’il n’atteigne l’océan. D’ici la fin de l’année 2025, elle a le projet de nettoyer 1 000 fleuves et rivières parmi les plus pollués du monde, qui sont responsables de 80 % du plastique qui se retrouve dans les océans.

L’inventeur néerlandais et PDG de The Ocean Cleanup Boyan Slat s’adresse aux membres des médias avant que le système 001 ne soit remorqué hors de la baie de San Francisco à San Francisco, Californie, le 8 septembre 2018. (JOSH EDELSON / AFP via Getty Images)

Selon leur site web, The Océan Cleanup a été fondé en 2013 aux Pays-Bas pour préserver l’environnement en débarrassant les océans du monde entier des débris de plastique. La dernière invention de l’organisation à but non lucratif, « l’interceptor », est conçu pour collecter les déchets à leur source que sont les rivières.

« L’Interceptor » est un appareil entièrement alimenté par l’énergie solaire, avec des batteries lithium-ion embarquées, qui lui permettent de fonctionner 24 heures sur 24 sans bruit ni gaz d’échappement. Il est en service depuis 2015 et a été présenté au public lors d’un événement organisé aux Pays-Bas en octobre 2019.

Comment fonctionne l’Interceptor ? Le nouveau système est conçu comme un catamaran qui se déplace à la surface des rivières et collecte le plastique sur un tapis roulant avant de le déposer dans les conteneurs à déchets qui y sont attachés. Lorsque les bennes sont pleines et doivent être vidées, il envoie un message automatique aux opérateurs à terre, qui le ramènent ensuite sur la rive pour vider les bennes et envoyer les débris de plastique aux installations locales de gestion des déchets.

En outre, grâce à sa conception unique, l’Interceptor ne collecte que les déchets sans nuire à la faune existante.

The Interceptor, alors qu’il est en fonction, sur le fleuve Kelang, en Malaisie (avec l’aimable autorisation de Ocean Cleanup)

La majorité des déchets plastiques provenant des rivières, l’Interceptor pourrait réduire considérablement la pollution plastique, qui constitue une menace pour l’écosystème océanique.

« Au monde,  environ 1 000 rivières sont responsables de 80 % des déchets plastiques des océans », a expliqué Laurent Lebreton, le responsable scientifique de The Ocean Cleanup, selon le magazine mensuel américain Wired. « Donc, si nous voulons réduire de manière significative les déversements de plastique dans l’océan, nous devons nous atteler à nettoyer ces fleuves et rivières. »

Le convoyeur à courroie de l’Interceptor (avec l’aimable autorisation de Ocean Cleanup)

De plus, ce système ingénieux a le potentiel d’extraire plus de 110 000 livres (environ 50 000 kg) de plastique par jour. Deux prototypes ont déjà été déployés avec succès dans le système de drainage de Cengkareng, un cours d’eau qui traverse la ville de Jakarta, en Indonésie, et le fleuve Kelang, en Malaisie.

Entre-temps, deux autres systèmes du même type ont été construits pour Can Tho dans le delta du Mékong, au Vietnam, et pour Saint-Domingue en République dominicaine. Le 9 mars 2020, la République dominicaine a accueilli l’Interceptor 004 ; cependant, en raison de la crise actuelle liée à la pandémie, il y a eu un retard dans son transfert vers sa destination à Rio Ozama, selon une mise à jour sur Facebook.

L’organisation à but non lucratif, qui travaille actuellement avec les gouvernements locaux et les communautés du monde entier, a pour mission de déployer les Intercepteurs dans plus de 1 000 fleuves et rivières parmi les plus pollués au cours des cinq prochaines années.

(avec l’aimable autorisation de Ocean Cleanup)

Cependant, beaucoup se sont inquiétés de ce qu’il advenait des énormes quantités de déchets plastiques capturés par l’Onterceptor dans les rivières. L’Océan Cleanup déclare sur son site web qu’il travaille avec des partenaires et les gouvernements locaux pour mettre en œuvre des solutions en fonction « des capacités actuelles et futures de gestion des déchets de chaque lieu de déploiement ».

L’organisation ajoute que « de préférence, ces solutions emploieront des techniques de recyclage conformes aux normes internationales ».

(avec l’aimable autorisation de Ocean Cleanup)

L’Interceptor ouvre la voie à l’objectif à long terme de Boyan Slat, qui est de « véritablement débarrasser le plastique des océans ».
« Nous devons à la fois nettoyer les dégâts existants et fermer le robinet, pour empêcher que davantage de plastique n’atteigne les océans », a déclaré le PDG de 25 ans. « En utilisant notre technologie de nettoyage des océans avec l’Interceptor, nous savons que des solutions existent maintenant pour traiter les deux facteurs de ce fléau. »

Regardez la vidéo expliquant le fonctionnement de l’Interceptor : 

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