Un homme autrefois à l’article de la mort en raison de son addiction à l’alcool commémore aujourd’hui 3 ans de sobriété

Par Louise Bevan
3 janvier 2021
Mis à jour: 3 janvier 2021

Autrefois entraîneur personnel, cet homme de Californie s’est perdu en raison de sa dépendance à l’alcool. Cependant, le fait d’avoir touché le fond lui a permis de voir les choses sous un autre angle. Aujourd’hui, il est sobre depuis trois ans et est une source d’inspiration pour sa famille et bien d’autres.

« Je ne devrais pas être ici en ce moment », s’émerveille Jerold Maghoney, selon le blog du San Joaquin Valley College. « Personne ne sait de quoi est fait le lendemain. »

Jerold au plus fort de sa dépendance. (Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

Jerold a goûté pour la première fois à une gorgée de bière à l’âge de 12 ans, lors d’une partie de pêche avec son père. Ayant grandi dans un contexte de dépendance, Jerold a continué à boire à l’adolescence, et l’alcool est devenu pour lui une habitude quotidienne.

« Boire me permettais de me sentir bien dans ma peau », a déclaré Jerold, que ses amis appelaient « Jerry » à l’époque. « Je luttais contre l’obésité, et tout le monde s’en prenait à moi. »

L’alcool a permis à Jerold de surmonter son mal-être et, à 26 ans, il savait qu’il était dépendant de l’alcool, buvant plus d’un litre de vodka par jour.

Jerold s’est placé sur un ventilateur après s’être conduit aux urgences. (Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

« Je ne pouvais pas dormir plus de cinq heures sans commencer à être en manque », a-t-il admis. « Je me réveillais tremblant, trempé, je buvais trois ou quatre verres pour me détendre et pouvoir me rendormir. »

Pesant 118 kg, souffrant de diabète et de pancréatite, Jerold a été abandonné par ses amis. Honteux, de l’état dans lequel il se trouvait, il a caché sa consommation d’alcool et a eu recours à SOS suicide pour obtenir du soutien et éviter le pire.

Le 18 août 2017, Jerold savait que son corps ne pouvait pas tenir plus longtemps. À peine conscient, il s’est rendu en voiture aux urgences. Les médecins l’ont placé dans un coma artificiel, sous respirateur, dans l’espoir de lui sauver la vie.

Jerold est resté dans le coma pendant les 13 jours qui ont suivi.

(Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

Surveillé par ses parents, sa sœur et sa tante, il a fait des rêves très réels, dans lesquels il était persuadé d’être mort. « Je croyais être mort et en enfer », se souvient-il.

Au cours du mois suivant, il s’est fait enlever une partie de son pancréas et est finalement rentré chez lui, avec 45 kg de moins, et miraculeusement sobre.

Abandonnant le « Jerry » de ses jours de beuverie, l’alcoolique sevré a décidé de se faire appeler « Jerold » pour reconstruire sa vie.

Chez lui, c’est de famille d’aider les autres à s’en sortir ; ainsi, pour Jerold, poursuivre une carrière dans le domaine médical a été l’étape suivante de sa vie. Habitant près de l’université San Joaquin Valley College de Modesto, il s’y est rendu et s’est inscrit à un cursus d’assistance médicale.

Il a rapidement découvert que le campus était pour lui l’endroit idéal pour s’épanouir.

Jerold, étudiant au San Joaquin Valley College à Modesto, Californie. (Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

« Je n’apprends pas simplement en ayant le nez dans un livre, je veux agir de moi-même », a-t-il expliqué. « J’aime bouger, parler aux gens. Je n’ai peur de rien […] Je suis très heureux d’être en vie ! »

Jerold a été placé sur la liste d’honneur du doyen pour ses résultats scolaires après seulement trois mois d’assiduité parfaite aux cours. La doyenne des services aux étudiants, Tina Husman, lui a demandé de devenir un mentor pour ses pairs, car il est « exemplaire », a-t-elle déclaré.

« Tous voient le chemin qu’il a parcouru et le fait qu’il soit toujours prêt à partager et à écouter les autres », a expliqué Mme Husman. « Il est extrêmement engagé dans la poursuite de ses études dans l’espoir d’un avenir meilleur. »

Diplômé en tant qu’assistant médical. (Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

La mère de Jerold, Nikki, et son beau-père l’ont soutenu tout au long de son parcours universitaire. Une autre source de soutien et d’inspiration est venue de l’amour de sa vie.

« C’est comme si je l’avais toujours connue », s’émerveille Jerold en parlant de sa fiancée, Lewis, elle qui a partagé son cheminement vers la sobriété quelques semaines après l’avoir rencontré. « Je n’arrive pas à croire qu’elle soit restée là. Elle m’a choisi pour mon cœur et elle sait combien je l’aime. »

Le 18 août, Jerold a fêté ses trois ans de sobriété en publiant un message sur Facebook. « C’est difficile de croire où j’en suis aujourd’hui compte tenu d’où je viens », a-t-il écrit. « Je regarde mon passé et je réalise à quel point j’ai frôlé la mort, et je loue Dieu de tout mon cœur pour m’avoir donné une seconde chance de réparer toutes les erreurs que j’ai commises dans ma vie. »

Jerold, maintenant sobre depuis trois ans. (Avec l’aimable autorisation de Jerold Maghoney)

Jerold, qui écrit un livre sur son expérience, espère que son histoire touchera les personnes qui en ont besoin et donnera à tous la possibilité de choisir une vie meilleure.

Pendant ce temps, Jerold a déclaré à Epoch Times, par le biais des médias sociaux, qu’il se remettait de sa troisième opération de l’estomac.

Le 12 décembre, Jerold a subi une autre opération d’urgence pour retirer son appendice, et il s’en remet bien.

« Tout cela fait partie du plan que Dieu a pour moi », a-t-il déclaré. « Il me répare encore pour que je puisse faire le bien sur cette terre. J’ai du pain sur la planche. »

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