Hong Kong: les « Five Eyes » veulent des élections « le plus rapidement possible »

Par Epoch Times avec AFP
9 août 2020
Mis à jour: 9 août 2020

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, cinq pays qui forment l’alliance surnommée « les Five Eyes », ont exhorté le gouvernement de Hong Kong à organiser des élections « le plus rapidement possible » dans un communiqué commun publié dimanche.

Ils expriment leur « grave préoccupation » après le report d’un an des élections du Conseil législatif (LegCo), le Parlement du territoire semi-autonome, qui étaient prévues le 6 septembre. Ce report avait été annoncé par le gouvernement de Hong Kong fin juillet en invoquant la pandémie de coronavirus.

Un communiqué de « Fives Eyes »

« Nous, les ministres des Affaires étrangères de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle Zélande, et du Royaume-Uni, ainsi que le secrétaire d’État américain, sommes vivement préoccupés par les mesures prises par le gouvernement de Hong Kong, soit la disqualification injuste de candidats et le report excessif des élections au Conseil législatif. Ces mesures portent atteinte au processus démocratique sur lequel reposaient la stabilité et la prospérité de Hong Kong », écrivent-ils dans un communiqué commun.

« Nous demandons au gouvernement de Hong Kong de rétablir l’éligibilité des candidats disqualifiés, afin que les élections puissent avoir lieu dans un climat propice à l’exercice des libertés et des droits démocratiques garantis dans la Loi fondamentale », ajoutent-il. « Nous exhortons le gouvernement de Hong Kong à tenir les élections le plus rapidement possible ».

Une extension du mandat ou un « organe de transition »?

Le comité permanent du Parlement chinois a entamé samedi une réunion de quatre jours pour examiner s’il convient d’allonger le mandat des députés actuels, qui expire le 30 septembre, ou de nommer un « organe de transition ».

La cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, à Hong Kong le 31 juillet 2020. (Photo : ANTHONY WALLACE/AFP via Getty Images)

La cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a estimé qu’il serait plus pragmatique d’allonger le mandat de l’assemblée actuelle, mais cela soulève une nouvelle question épineuse, celle de l’extension du mandat de quatre députés d’opposition empêchés de se représenter.

Douze mandats invalidées fin juillet

Leurs candidatures font partie des douze qui ont été invalidées fin juillet par les autorités en invoquant la nouvelle loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

Dans leur communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères expriment leur « vive inquiétude face à l’imposition par Pékin de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui érode les libertés et les droits fondamentaux du peuple de Hong Kong ».

Selon ses détracteurs, cette nouvelle loi entraîne un recul des libertés inédit depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine par le Royaume-Uni en 1997.

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