Hydroxychloroquine : 140 médecins mettent en cause de l’étude publiée dans The Lancet

Par Michal Bleibtreu Neeman
30 mai 2020
Mis à jour: 30 mai 2020

140 médecins du monde entier ont publié, jeudi 28 mai, une lettre ouverte dans laquelle ils expriment leurs « inquiétudes » sur les méthodes de l’étude parue la semaine dernière dans la revue scientifique The Lancet. À la suite de cette parution, l’OMS a suspendu les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine.

Données erronées, manque d’éthique et de transparence ne sont qu’une partie des failles soulignées par des dizaines de scientifiques concernant l’étude parue le 22 mai dans The Lancet sur les risques  d’hydroxychloroquine. L’étude met en avant un risque accru de mortalité chez les patients Covid-19 traités à base de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, avec ou sans antibiotique.

Cette étude a « conduit de nombreux chercheurs à travers le monde à examiner minutieusement, en détail, la publication en question », expliquent les scientifiques dans la lettre. « Cet examen a soulevé à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données », affirment-ils, avant de relever les points problématiques comme le refus des auteurs de donner libre accès aux données.

Les Britanniques ont quant à eux décidé de poursuivre leur essai Recovery, estimant que les signaux d’alerte sur l’hydroxychloroquine n’étaient pas suffisamment clairs pour justifier l’arrêt des études de Discovery par l’organisation mondiale de la santé (OMS).

La lettre est signées par des scientifiques du premier rang.

Le professeur Didier Raoult n’a pas manqué de relayer la lettre sur Twitter.

Des cliniciens, des statisticiens et autres chercheurs du monde entier, de Harvard à l’Imperial College de Londres, ont signé la lettre.

« Comment réfuter les affirmations d’un article douteux publié dans une obscure revue selon lesquelles un médicament est une balle d’argent contre C0vid-19. Il est évident qu’il faut obtenir un article tout aussi douteux, mais beaucoup plus important, publié dans une revue prestigieuse, qui prétend que le médicament tue la plupart des patients », écrit le Pr François Balloux, de l’University College de Londres, sur son compte Twitter.  Le professeur Balloux ne soutient pas forcément l’usage de la molécule mais se trouve inquiet de l’étude problématique publiée par The Lancet.

Le quotidien The Gardien était parmi les premiers à soulever les problèmes vis-à-vis de l’article du Lancet.

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