Ille-et-Vilaine : les gens du voyage s’installent illégalement sur le terrain de football d’une petite ville de campagne

Par Séraphin Parmentier
16 août 2019 Mis à jour: 16 août 2019

Une quarantaine de caravanes ont forcé la barrière protégeant l’accès au terrain de football de Saint Guinoux le 15 août.

Ce jeudi, « dix-sept caravanes avec doubles essieux et une vingtaine de petites » appartenant à la communauté des gens du voyage ont fait irruption sur le terrain de l’équipe de football de Saint-Guinoux, une commune d’un peu plus de 1000 habitants située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Saint-Malo, en forçant illégalement la barrière érigée à l’entrée.

« Depuis dix ans, les familles avaient pour habitude de nous contacter préalablement pour se mettre d’accord sur la période, notamment en dehors des dates d’ouverture du camping. Nous avons déjà accueilli près de 80 caravanes », a expliqué Pascal Simon, maire de Saint-Guinoux, dans les colonnes de Ouest-France.

Outré par cette installation sauvage, l’édile a prévenu les gendarmes de Cancale afin qu’ils viennent constater l’intrusion. Une situation à laquelle les membres de la maréchaussée sont manifestement habitués : « Nous gérons ce genre de situation depuis le début de la période estivale », indique l’adjudante Valérie Levy.

Mis devant le fait accompli, le maire de Saint-Guinoux n’a toutefois pas eu d’autres choix que de négocier une convention d’occupation du domaine public avec les gens du voyage et ce, afin de « couvrir, a minima, les consommations d’eau et d’électricité ».

« La préfecture ne remplit pas sa mission »

Pascal Simon a également décidé de recourir aux services d’un agent de sécurité afin de garantir la tranquillité des vacanciers installés sur le camping municipal situé à proximité du terrain de football.

Un camping qui a vu les visiteurs affluer dans le cadre du festival de La Route du rock qui se tient du 14 au 17 août à Saint-Malo. Le recrutement d’un agent de sécurité devrait coûter entre 1600 et 2000 euros à la mairie.

« Une fois que tout le monde est installé, on nous laisse nous débrouiller. La préfecture ne remplit pas sa mission », conclut M. Simon.

De son côté, le service d’Accueil des gens du voyage (AGV) de l’Ille-et-Vilaine, dont le rôle consiste à faire le lien entre les gens du voyage et les différentes collectivités territoriales, s’est félicité de l’accord passé.

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